Le Nouvel Automobiliste
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Epoqu’Auto 2017 en images : les 70 ans de Ferrari

Epoqu’Auto 2017 en images : les 70 ans de Ferrari

On a déjà parlé des 70 ans de Ferrari à travers une revue de presse exhaustive. On a aussi évoqué la série commémorative proposée par le Cavalino dans sa gamme classique, ou encore les festivités organisées par la marque. Il manquait un dernier événement, le rassemblement des plus belles italiennes en un même lieu. Et c’est à Epoqu’Auto 2017 que cela a eu lieu !

A date exceptionnelle, dispositif exceptionnel. Il n’y avait pas une mais plusieurs expositions Ferrari dans tout le salon, de quoi garantir une visibilité optimale des voitures rouges.

Les Ferrari V6 et V8

De la Dino à la 488, les berlinettes Ferrari étaient toutes là sous le dôme placé dès l’entrée d’Eurexpo. Dans le détail, nous avons donc un panorama de 1969 à 2017, avec la Ferrari Dino 246 GT, la 308 GTS, une 328 GTB, une 348 TB, une F355 Spider, une F430 et enfin une 488 GTS Spider.

Un beau cheptel où l’on remarque d’ailleurs que plus les années passent, plus les voitures grandissent -eh oui, normes de sécurité, taille des moteurs et contingences des habitacles font grimper le nombre de centimètres.

Les Ferrari F1/F2 et biplaces

Dans le corridor menant au Hall 6, cette fois ce sont des modèles de sport qui étaient proposés aux yeux du public. La plus ancienne est la F166 F2, qui se trouve être aussi la toute première voiture de la série 166 en 1948. Lui suivent les 212 F2 et 500-625 F2, ainsi qu’une 156B de 1964 à bord de laquelle John Surtees est en 1964 champion du monde de Formule 1. La dernière fait un grand pas vers l’ère contemporaine avec la monoplace F93A de Jean Alesi, en 1993.

Côté biplaces, ce sont des carrosseries qui vont de 1957 avec la 500 TRC à la fin des années 1970 avec la BB 512 LM. On y croisait également une 250 MM, une 308 GTB Gr.4, et une 308 IMSA.

Les Ferrari V12

Elles sont l’essence même de Ferrari qui lança sa production civile, en 1947 : les voitures à V12 frontal étaient en effet vendues pour financer les activités de course. Le résultat ? Une superbe série qui continue encore aujourd’hui avec le lancement de la 812 Superfast. Parmi ces berlinettes V12, certaines passent encore moins inaperçues que d’autres : c’est le cas de la belle et bicolore 250 TDF, de la célèbre Daytona ici dans un Blue Scuro du plus bel effet, ou encore de la 550 Spyder grise.

En plus des berlinettes V12 sont exposées les 2+2 V12, ces grands coupés pour être à 4 et dont les silhouettes traversent aussi le temps sans vieillir, qu’elles soient classiques comme celle de la 250 GT 2+2 ou de la 330 GT, plus cubiques telle celle de la 400i, ou tout à fait récentes comme les 456 GT, 612 et même FF.

Les plus modernes avaient elles aussi voix au chapitre. Ainsi de la Ferrari 599 GTB, de la F12 tdf mais aussi et surtout de la 812 Superfast, dernière berlinette V12 née de la firme de Maranello. Sous les lignes complexes et dessinées par les contraintes aérodynamiques, une V12 de 6,3 l de cylindrées pour 800 chevaux : c’est le plus puissant V12 de série de l’histoire de la marque au cheval cabré.

Les supercars

Derrière ce mot de supercars sont rassemblées toutes les italiennes… inclassables. Ce sont les superlatives, celles qui furent, chacune à leur époque, les plus puissantes, les plus rapides, les plus chères, les plus rares.

Parmi celles-ci, il n’y a que des modèles célèbres. La F40, dont c’est le trentième anniversaire, est la seule du lot avec la 288 GTO à ne pas avoir de V12. Sont aussi présentes une 250 LM ainsi qu’une 599 GTO, cette dernière étant mue par un V12 5,9 de 670 chevaux. Pour faire mieux, et pour faire tout simplement « plus », il fallait une hypercar : LaFerrari, ici dans sa version Aperta c’est-à-dire découvrable. Première Ferrari hybride de l’histoire, elle développe 963 ch, avec une unité électrique de 163 équidés.

« La » Ferrari 250 GTO

Et puisqu’il fallait encore plus rare, Epoqu’Auto a réussi à exposer ce qui est à ce jour l’une des Ferrari les plus chères : la célèbre 250 GTO. Produite à seulement 36 exemplaires de 1962 à 1964, la GTO est aussi l’une des V12 les plus abouties de l’histoire. Avec son V12 3,0 l de 300 ch conçu par Bizzarrini et sa carrosserie signée Scaglietti, elle est une Ferrari de course. Et l’exemplaire exposé à Lyon, sortie d’usine le 22 mai 1962 avec code numéro le 3527GT, ne va pas y couper.

Dès 1962, cette GTO court les 1000 km du Nürburgring, le Tour de France Auto et les 1000 km de Paris ! Trois ans plus tard, modifiée pour en faire un usage routier, la 250 GTO reçoit des feux de VW et des vitres coulissantes !

Ce n’est qu’en 1988 qu’elle est remise dans son état d’origine, avant d’être totalement restaurée en 2006 par Classic Performance en Angleterre. C’est à cette occasion qu’Alexandre Surber se rapproche du propriétaire de la 250, Lord Irvine Laildlaw. Ce dernier lui en confie l’entretien, et la 250 GTO est ainsi non seulement roulante mais prête pour tout événement.

Enfin, d’autres Ferrari rôdaient dans Epoqu’Auto : une 575 M Maranello en vente, ainsi qu’une 246 GT Dino chez Osenat.

Crédit photo : The Automobilist