Le Nouvel Automobiliste
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Epoqu’Auto 2017 en images : le regard de Célia

Après avoir visité l’exposition Twingo et la rétrospective Ferrari, nous vous proposons de (re)découvrir l’édition 2017 du Salon Epoqu’Auto avec une photographe passionnée pour nous guider dans les allées, au gré de son objectif : Célia Huart. 

Visiter le salon sous le regard d’un(e) photographe, c’est l’assurance d’avoir de beaux clichés, mais aussi de capturer de véritables tranches de vie. Des moments que le regard peut percevoir, que l’esprit peut remarquer, mais que l’on est, en simple preneur de photo amateur, bien souvent incapable d’immortaliser. Au détour des boutiques, grandement présentes à Epoqu’Auto, on comprend mieux ce qui fait l’art du photographe. Ces échoppes font partie totale de l’intérêt de la visite : qui pour dénicher une miniature, une oeuvre d’art, une pièce manquante à une collection… ou un joli bibelot ? Et qui, surtout, pour en mesurer le potentiel esthétique ?

Autour des allées, aussi bien paysages éphémères que statues de métal, sont positionnées les voitures. Certaines à vendre, d’autres pas. Certaines en état concours, d’autres en cours de renaissance, voire sous une épaisse couche de « sortie de grange ». On trouve de tout dans les modèles proposés, et de toutes les époques. Les chromées des années 50 se mêlent aux cuirs damassés de la Belle Epoque, et les bouchons de réservoir fantasques viennent provoquer les sigles les plus fiers.

En marge de cette vaste exposition, un espace dédié à la vente aux enchères de la Maison Osenat. Les voitures qui s’y trouvent sont mises en vente le dimanche après-midi, et les jours précédents, chacune fait l’objet d’un examen attentif de ses prochains acheteurs ou enchérisseurs. Cette année 2017, les 400 places de la vente furent occupées, et la palme de la vente la plus belle fut remportée par la Dino 246 GT de 1972, partie contre 252.000 €.

Et puis enfin il y a toutes les autres. Elles sont innombrables, elles sont pour certaines inéavaluables, pour d’autres surévaluées. Chacune représente un morceau d’histoire et porte en elle un fragment d’une nostalgie mobile. D’une époque où l’automobile était un art de vivre, où se déplacer était un privilège, pour ne pas dire une démonstration d’existence aux yeux de la société. Sinon, comment interpréter les courbes voluptueuses des Jaguar XK 140, des Citroën DS, des Opel GT, des Type E, des 911 ou même de petites Fiat 500 ? Toutes prêtes à mouvoir leurs occupants, elles incarnent chacune une façon de s’exposer en mouvement : tantôt sportives, tantôt sereines, ces autos sont les miroirs de leurs époques.

Crédit photos : Célia Huart pour The Automobilist