Le Nouvel Automobiliste
Elvis Presley Cadillac

Elvis Presley : les voitures du King

Elvis Presley serait mort il y a 40 ans aujourd’hui. Soit. Il est toutefois bien plus probable qu’il travaille actuellement avec David Bowie sur le prochain album de 2pac, produit par Michel Jackson. Nous allons malgré tout saisir l’occasion de cet « anniversaire » pour évoquer le King à travers les voitures et par le biais d’une partie de son parc automobile.

Le parcours d’Elvis Presley

Elvis Aaron Presley est né 8 janvier 1935, soit précisément 47 ans, 2 mois et 20 jours avant la Citroën BX. A l’image de l’Amérique, il est issu d’un curieux brassage ethnique mêlant écossais, irlandais, normands et même cherokee (puisqu’on parle bagnole, ici…).

Sa famille, bien que très modeste, lui offre une guitare lorsqu’il a onze ans tandis que sa condition sociale le pousse à effectuer différents petits boulots afin de gagner un peu d’argent. Néanmoins, pris de passion par le blues et cherchant à offrir un cadeau à sa mère, Elvis se rend dans le studio Sun Records de Memphis (où sa famille réside) afin d’enregistrer à ses frais deux chansons. Il repart avec le disque pour l’anniversaire de sa mère, à l’été 1953. L’histoire aurait pu s’arrêter ici mais la secrétaire du studio note le numéro de téléphone d’Elvis, sachant que son patron recherche de jeunes talents.

La suite ? De nombreux essais avec Sam Philips, le patron de Sun Records, qui finissent par être concluants grâce à la ténacité et à l’incroyable culture blues du futur King Elvis Presley. Il aura finalement fallu attendre une reprise de That’s Alright (Mama), standard du blues qu’Elvis avait métamorphosé en titre rock n’ roll pour que Sam Philips décide d’enregistrer son jeune chanteur.

Elvis Presley est envoyé en tournée à travers les USA, en 1954, entouré de 2 musiciens. Ses déhanchés provocateurs et suggestifs, probablement inspirés par un jeune garçon au faible QI si l’on s’en tient au flim Forrerst Gump, lui valent autant l’hystérie de la jeunesse que l’effarouchement de leurs ainés. Les jeunes adolescentes sont tellement folles de leur idole qu’une phrase concluant une émission de télé régionale devient célèbre pour tenter de les calmer : « Elvis has left the building », scande le producteur. Dire Straits reprendra d’ailleurs la célèbre phrase à la fin de leur tube Calling Elvis (et on en revient à la Peugeot 405…). C’est par ailleurs en 1955 qu’il rencontre celui qui sera son producteur jusqu’à la fin : Tom Parker, le « Colonel Parker ».

La carrière d’Elvis connaît alors un important point d’inflexion. Son aura, son allure, son humour, ses déhanchés, sa musique et bien sûr, sa voix, font de lui un chanteur charismatique qui va marquer à jamais l’Histoire de la musique. Parker signe l’exclusivité avec Elvis avant de signer auprès de la plus puissante maison de disque de l’époque, RCA. Elvis passe pour la première fois dans le plus célèbre show télévisé national : le Ed Sullivan Show. 54 millions d’américains peuvent alors le voir depuis leur petit écran. Alors qu’Elvis est adulé par la jeunesse, il se fait construire une imposante maison à Memphis, Graceland, dans laquelle il peut s’isoler du délire de la foule et loger sa famille.

En parallèle, les réalisateurs ont interdiction de filmer le suggestif Elvis sous la ceinture, tandis que la bien-pensance d’alors aimerait bien le faire interdire (elle a bien changé, la bien-pensance…). Est-ce la raison pour laquelle il est envoyé en Allemagne en 1958 pour faire son service militaire, bien qu’étant soutien de famille ? En effet, sa mère venait de décéder, événement dont Elvis ne se remettra jamais. En Allemagne, Elvis est également très célèbre, bien que ne sortant que rarement de sa base. Son job est de conduire la Jeep du sergent Jones.

Après une carrière cinématographique sans éclat si j’en crois ma mère (elle n’y allait pas pour ses qualités d’acteur), Elvis revient à la musique mais celle-ci a changé. La British Invasion a sévi, les Beatles et les Rolling Stones, pour ne citer qu’eux, sont le nouvel opium de la jeunesse ainsi que les nouvelles grandes révolutions musicales. Son concert NBC Special est malgré tout un succès et Elvis enregistre de nouvelles chansons dans les locaux de l’American Studio. Suspicious Minds en naît, c’est dire la qualité du travail.

Elvis revient sur les devants de la scène musicale à Las Vegas, puis par un coup d’éclat en 1973: son concert Aloha From Hawaii est le premier concert diffusé par satellite. 1,5 milliards de téléspectateurs peuvent ainsi voir le King en simultané et en direct. C’est la meilleure audience de l’Histoire de la télévision, devant les premiers pas sur la Lune ! Mais la santé d’Elvis va en déclinant, surmené par les concerts imposés par le Colonel Parker ainsi qu’une hygiène de vie (surpoids) et des problèmes de santé (glaucome…). Une absorption de somnifères lui sera fatale le 16 août 1977.

Elvis et les voitures

Le Roi est mort, vive le Roi : un King of Pop apparaîtra dans le paysage musical. Et la fille du King en sera même l’épouse. Sang royal, vous dit-on. Alors que vous dire de plus ? Beaucoup de choses mais d’autres en parleraient bien plus en détail que moi. Alors admirons quelques-unes des voitures en présence :

  • Qui dit Elvis Presley dit Cadillac : vous en trouverez donc plusieurs, souvent rose, bien qu’en noir et blanc. Des Eldorado, Fleetwood, Seville ou des modèles personnalisés à l’image du break De Ville Estate, unique.
  • Flamboyantes, d’un goût discutable ? Je ne parle pas forcément des tenues du King sur la fin mais de ses Stutz, plusieurs modèles Blackhawk dont il a été le premier acquéreur. Stutz était une marque de luxe américaine commercialisant selon les années les voitures les plus chères du marché.
  • Elvis, c’est aussi une partie du patrimoine de la République Fédérale Allemande. Illustrons cela avec une Messerschmitt (on le voit avec le Colonel Parker) et avec sa BMW 507.
  • Parmi les autres marques, figurent Ferrari avec une 308 GT4, Rolls Royce, Mercedes, ou De Tomaso avec une Pantera. Il disposait également d’une Jeep Willys rose de 1960 pour ses gardes et a aussi fait une infidélité à Cadillac avec des Lincoln (dont cette Continental à doit aligator doré). Aucune BX, étrangement. A croire qu’il n’a plus rien acheté depuis 1977…

Elvis has left the building

A travers Elvis, c’est un grand morceau d’Amérique qui est narré, une Amérique faite de blues, de rock n’ roll, de Tennessee, de bouleversements des mœurs, de révolution musicale, de 30 Glorieuses, de déhanchés et de Cadillac. Le King est peut-être mort, mais son héritage musical est éternel. Si ce n’est pas déjà fait, allez vous procurer a minima un best-of d’Elvis Presley et n’attendez pas pour voir Aloha From Hawaii ou le Comeback Concert de 1968. Et offrez-vous une Cadillac. Rose.

https://www.youtube.com/watch?v=W4poh0JLMYk

http://www.dailymotion.com/video/x4qzl2k

Via RCA, Wikipedia, Elvis Australia, et BestSellingCars.