Le Nouvel Automobiliste
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DS en Chine : entre difficultés et prochaines nouveautés

Dans l’attente de l’arrivée du prochain DS 7 Crossback, les ventes de DS en Chine sont toujours en chute libre. Cependant, la marque ne désarme pas et semble préparer d’autres nouveautés en attendant le SUV-messie, prévu pour 2018.

DS, des hauts et des bas

Des ventes DS en Chine toujours aussi faibles

Au mois de mai, PSA n’a pas fait de miracle en Chine, marché où le Groupe déçoit et inquiète depuis plus d’un an maintenant. Faute d’une offre correctement adaptée à l’engouement des SUV, le groupe français est en mai 2017 en baisse de 50 % par rapport à mai 2016, passant sous la barre des 25.000 ventes. Dans le détail, ce sont un peu plus de 16 000 Peugeot (merci le 4008, à 4200 unités), un peu plus de 8000 Citroën, et… 500 DS.

Même pas 500 d’ailleurs, puisque ce sont 496 DS qui se sont vendues. En avril, c’était même pire avec 228 unités. Au total, 2600 modèles écoulés depuis le début 2017, et c’est le résultat d’une gamme complète, allant de la DS 4S à la DS 6 en passant par les DS 5LS et DS 5 « normale ». Dur. Cette méforme a obligé PSA à renflouer la filiale avec ChangAn, son partenaire dans la co-entreprise CAPSA. Au total, 3,7 milliards de Yuans (500 millions d’Euros) ont été mis sur la table pour recapitaliser la joint-venture et préparer l’arrivée de nouveaux modèles, dont des DS électriques.

Mais des nouveautés en approche

Pour conjurer le mauvais sort commercial, DS est donc toujours sur sa stratégie d’une gamme complète à l’horizon 2020. Au programme, des SUV (DS 7 Crossback et DS 3 Crossback), des berlines (dont une grande DS  » 8 « , dit-on) pour atteindre 6 modèles au total.

Mais avant cet horizon mirifique, il faut assurer le cycle de vie des modèles existants. Et c’est ainsi qu’a surgi, sur LinkedIn, une image d’une DS 4S*… Première curiosité, elle a été photographiée en France, alors que c’est un produit 100 % Chinois (et nous l’avions déjà déploré). Ensuite, elle arbore un toit ouvrant vitré de large taille, une nouveauté pour l’heure inconnue en Chine. Nouveauté qui pourrait, base oblige, pourrait se retrouver sur sa sœur à coffre, la DS 5LS. On se souvient aussi que cette dernière avait été présentée en version sportive « R », et qu’un THP musclé pourrait trouver sa place dans une DS 4S « Performance » histoire d’assurer l’image de la marque.

Réflexions sur la stratégie actuelle de DS

Le constructeur est jeune et, on l’a compris, semble avoir le soutien de PSA, a minima pour le lancement de la gamme de 6 modèles attendus. Heureusement, mais avant cette gamme sauveuse, l’on peut se demander pourquoi certaines solutions n’ont pas déjà été appliquées… Par exemple, l’export des modèles chinois. Pour l’heure, ils n’irriguent que le marché intérieur et l’Iran.

Pourtant, une DS 5LS conviendrait très bien à une clientèle Russe (moyennant quelques équipements de chauffage supplémentaires et une garde au sol suffisante). Et un DS 6 est tout à fait aux normes sud-américaines ! Sans parler du Maghreb, où les marques  françaises bénéficient d’une image encore bonne.

En outre, et c’est une question qui hélas ne sera pas résolue ici : pourquoi ne pas avoir imaginé plus tôt un export des DS 6 vers l’Europe ? La PF2 est au niveau des standards de la marque, de même que la finition, et un Diesel n’aurait pas semblé si dur à installer pour jouer l’interim du DS 7 Crossback entre 2015 et aujourd’hui… Un choix surprenant, tandis que dans un futur proche, DS ne devrait plus hésiter à faire cet import Chine > Europe pour sa berline DS  » 8 « …

Alors en attendant, DS se morfond en Chine. Et en Europe, ce n’est guère mieux, entre des spots sur les Performance Line et Connected Chic. Mais au moins pour DS, des lendemains qui chantent. Puissent les voitures à venir être à la hauteur des attentes !

 

NDLA : La photo de la DS 4S grise avec toit ouvrant surprise en France n’est pas autorisée à la publication.

Via AutoNewsChina, CarSalesBase.