Le Nouvel Automobiliste
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Diesel gate : La rumeur d’un laboratoire ultra secret chez Volkswagen

Le Diesel gate fêtera dans un peu plus de 15 jours ses deux ans. C’était lors du salon de Francfort, le scandale des ECU trafiquées afin de réduire artificiellement les émissions des voitures équipées de moteurs diesel TDI était révélé.
Deux années plus tard, le dossier est loin d’être refermé, aussi bien pour les marques du groupe Volkswagen que pour bon nombre de constructeurs entrainés malgré eux dans l’affaire. En cette fin de mois d’août, certains en remettent une couche en déclarant que Volkswagen aurait eu un site ou un laboratoire entièrement dédié au développement et aux tests des fameux logiciels truqueurs.

L’affaire est révélée par le site Bloomberg et reprise par d’autres médias qui citent des sources proches du dossiers mais qui désirent rester anonymes. Si on en croit certaines déclarations, le développement du logiciel aurait été mené par les ingénieurs motoristes du groupe dans un lieu tenu secret pendant de très très longues années installé à Wolfsburg.
Toujours selon les fameuses sources, ce laboratoire aurait été protégé par un niveau de sécurité et de confidentialité totalement inhabituel, pour ne pas dire jamais vu, au sein du groupe industriel de Basse Saxe. Il semble que même les membres du directoire de Volkswagen lors de leurs tournées d’inspections ou visites à l’improviste ne pouvaient avoir accès à ce lieu alors que l’intégralité des sites, bureaux, ordinateurs, chaines de production leur étaient ouverts. Étrange tout de même quand on sait la puissance de la direction de VAG notamment sous l’ère Winterkorn !

Ces révélations, ou plus exactement rumeurs, surprennent mais pourraient valider l’idée que l’affaire est le fait d’un groupe d’ingénieurs et de cadres et accréditer la toujours surprenante thèse qui veut que les dirigeants du groupe Volkswagen n’auraient pas eu connaissance de la tricherie avant sa révélation dans les médias.
Si l’existence de ce laboratoire secret est avérée, il va une fois encore falloir remettre en cause l’encadrement et le management à l’intérieur du groupe automobile qui semblent faire fi de la direction de l’entreprise en prenant des décisions et en agissant de façon totalement autonome.

Audi a commencé « à faire le ménage » au sein de son staff de direction mais on peut aussi se poser la question de savoir si ces sanctions ne servent pas à protéger Rupert Stadler et son statut privilégié plutôt que de mettre hors jeu les véritables responsables du TDI gate qui touche une bonne partie des motorisations diesel du groupe.

L’affaire du laboratoire secret est donc à suivre même s’il faut rester très prudent avec ce genre d’annonce faite sans la confirmation de preuves et dans l’anonymat de la fameuse « source proche du dossier ».

Via Bloomberg.