Le Nouvel Automobiliste
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Découverte statique de l’Alpine Vision Showcar

Révélée à la presse le 16 février à Monaco, l’Alpine Vision showcar est le dernier stade de la renaissance d’Alpine. Elle préfigure à 80 voire 90 % ce que sera la berlinette de série qui sera présentée en cette fin d’année. Nous avons pu la découvrir de (très) près lors d’une conférence organisée à l’Université Dauphine à Paris.

On l’appelle l’Alpine blanche, par opposition à un autre concept-car, Célébration, de couleur bleue. L’Alpine Vision est un showcar, un terme qu’elle revendique car elle est complète (design extérieur, intérieur, moteur), et donc très proche de ce que sera le modèle de série. D’un format plutôt compact, même si les cotes sont pour l’instant secrètes, cette Alpine présente des volumes harmonieux, son intérieur, et un style qui marie avec aisance clichés néo-rétro et modernité.

Pour la partie « hommage à la berlinette A110 », les double-projecteurs frontaux avec la signature en X façon rallye, le creusement des flancs et des hanches, et la forme globale de la voiture. Pour la partie « modernité », notons les jeux de diodes dans les optiques y compris à l’arrière avec des clignotants à défilement.

Avec son regard double, à la signature travaillée, l’Alpine Vision se forge une véritable identité, reconnaissable de jour comme de nuit. On espère qu’elle sera conservée en série ! On note aussi la discrète mention « fabriqué en France », en français dans le texte, inscrite dans l’aluminium du projecteur. C’est une référence évidente au positionnement marketing de la marque, et à sa future production dans l’usine historique de Dieppe.

L’identité du modèle intrigue : pas de logo frontal, mais le nom Alpine écrit en toutes lettres, sans Losange Renault. Sur les flancs, différents logos au A stylisé, ainsi que des petits drapeaux tricolores entre le toit et la caisse viennent parfaire la reconnaissance du modèle.

Les jantes font aussi l’objet d’un beau travail, avec des étriers bleu et un diamantage pour les branches. Autre détail élégant, inspirant la sportivité, la simple sortie d’échappement central à l’arrière. Si ces éléments ont des chances de passer en production, ce ne sera pas le cas des -très- beaux rétroviseurs avec répétiteurs à chevron sur l’extrémité ! Idem pour les « poignées » de portière, tactiles et illuminées.

Une fois l’ouverture des portières déclenchée, on découvre un intérieur assez confiné, une impression renforcé par l’utilisation de cuir noir pour habiller cet habitacle. Un jonc en aluminium court d’un bord à l’autre de la planche de bord, intégrant en son centre des basculeurs façon Peugeot 3008. La plupart des boutons est rétroéclairé façon Audi TT.

Un écran tactile domine l’ensemble, équipé d’une montre à droite et d’une carte qui ressemble fort à la clé de contact, à gauche. Quelques parements, ça et là, sont en fibre de carbone.

Le volant présente une jante épaisse avec témoin de point milieu rouge. Les palettes de la boîte séquentielle semblent toutefois solidaires, fixées à la colonne de direction. Derrière le volant, l’écran des manomètres est, pour l’heure, un faux.

L’instrumentation est de couleur bleue. Au centre des sièges, une sorte d’arche dispose plusieurs boutons dont celui destiné à l’allumage du moteur, rouge sous un clapet, façon avion de chasse ou… Lamborghini !

Les sièges baquets sont tendus d’un cuir damassé et d’Alcantara d’un très bel effet et dotés de harnais 4 points. La berlinette de série devrait disposer d’une ceinture 3 points conventionnelle. Seules les contreportes apportent de la lumière par leur teinte blanche, et s’habillent d’un jonc en cuir damassé avec marquage tricolore.

Installé en position centrale arrière, le moteur est a priori un 1,8 l TCe de 300 chevaux, moteur issu d’un bloc existant dans l’Alliance Renault-Nissan mais réalésé par Renault Sport. Il s’expose sous la lunette, en forme de bulle comme l’A110, mais protégé par un capot moteur siglé du A de la marque.

L’Alpine Vision fait forte impression visuellement. Elle arrive à concilier le poids de l’héritage Alpine, un design moderne avec quelques clins d’œil, et même si elle se revendique sportive, elle ne semble pas inutilisable pour le grand public. Rendez-vous dans quelques semaines pour juger du modèle définitif !

Retrouvez aussi notre article photo sur la rencontre entre l’Alpine Vision et l’Alpine Célébration.

Crédit photos : François M. – The Automobilist