Le Nouvel Automobiliste
Le Nouvel Automobiliste

Découverte statique de l’Alfa Romeo Stelvio

Dévoilé en avant-première au Salon de Los Angeles dans sa très sportive version Quadrifoglio, l’Alfa Romeo Stelvio posait pour la première fois ses roues en France à Paris le 15 février, pour une présentation à la presse dans le showroom MotorVillage. Pour l’occasion, 2 Stelvio étaient présents, dont le tout premier exemplaire sorti de chaîne !

Il s’agit de deux exemplaires de la version « First Edition« , la modèle de lancement de cet Alfa Romeo Stelvio, premier SUV de la marque italienne. L’un est rouge, il s’agit du premier exemplaire sorti de l’usine de Cassino ; l’autre Stelvio est gris, il s’agit d’une des dernières pré-séries.

Produit sous le même toit que la Giulia, ce Stelvio rappelle la berline Alfa par son design et ses proportions : optiques, calandre, vitrage, et surtout l’habitacle, on sent que les deux modèles partagent des gènes communs. Mieux, ils partagent la même plateforme modulaire, baptisée Giorgio.

Un Alfa Romeo Stelvio léger

Long de 4,69 m pour une largeur de 1,92 m, le Stelvio paraît compact et pourtant c’est un beau bébé, à comparer aux SUV de segment D comme l’Audi Q5, le Mercedes GLC, ou le Jaguar F-Pace. La hauteur reste contenue à 1,65 m pour le style et l’aérodynamisme, donnant l’impression d’une grosse compacte haute-sur-pattes. On est loin du 4×4 endimanché ! Tant mieux pour le style… d’autant que le Stelvio se préserve aussi côté poids avec seulement 1660 kg.

Une masse plutôt légère, de 100 à 200 kg inférieure aux concurrents directs, due à la fois au bloc moteur 100 % aluminium de seulement 146 kg, mais aussi à l’arbre de transmission en fibre de carbone dont le poids est limité à 60 kg. Ce dernier, reconnaissable au badge Q4 apposé sur le hayon, permet de faire passer jusqu’à 50 % de la puissance de la voiture sur le train avant, quand d’origine le Stelvio est 100 % propulsion.

Stelvio ou Giulia ?

L’ambiance familière de la Giulia se retrouve à plein dans l’habitacle avec un ensemble volant/compteurs/infotainment 8,8′ littéralement copié/collé. Tant mieux pour l’unité de gamme et l’ambiance, car cet intérieur est réussi et propose une position de conduite agréable. Le volant tombe sous les mains, les compteurs tuyères sont lisibles, et l’écran affleurant est valorisant et accessible. Les accostages de mobilier sont maîtrisés dans l’ensemble.

L’écran TFT des compteurs est de 7,7′, et s’intègre sous une casquette deux tuyères « façon Bertone ». Les inserts sont proposés en bois, soit en chêne gris, soit en noyer, l’un et l’autre étant d’un mat du meilleur effet. Comme sur la Giulia, le moussage des plastiques est de plus profonds, y compris sur les contreportes, et l’on remarquera pour l’isolation phonique l’entourage complet des portières. L’instrumentation tactile est réactive.

Remarquons enfant le confort à bord : les sièges au cuir tendu sont moelleux, la banquette arrière enveloppante jusqu’aux portières, mais l’espace notamment aux jambes comme la garde au toit auraient pu être supérieurs. Le Stelvio compense avec un volume de coffre vaste de 525 litres, même si le double fond ne propose pas de roue de secours. Remarquez le double-tendelet pour protéger vos bagages.

Parlons technique

Une version équipée du moteur essence 2.0 turbo de 280 ch, de la boîte automatique 8 rapports fournie par ZF, et de la transmission intégrale Q4. Le moteur est coupleux pour un essence, avec 400 Nm à 2250 tr/min, et suralimentation par injection haute-pression à 200 bars et contrôle des soupapes MultiAir. La consommation atteint les 7 l/100 km, tandis que la V-Max est de 230 km/h et le 0 à 100 km/h avalé en 5,7 secondes. L’alterno-démarreur fonctionne avec un accumulateur de pression d’huile, ce qui redémarre le moteur en 360 millisecondes.

Disponible en 6 teintes, le Stelvio propose d’harmonieux entourages de vitre en chrome mat. A noter aussi les étriers de frein, disponibles soit en rouge soit en noir. Côté équipements de sécurité active, ce Stelvio est également à la page, avec l’alerte de franchissement de ligne, et le freinage automatique avec détection de piéton. Pour la praticité, le hayon est électrique.

Une version First Edition à 57 400 €

Pour un premier SUV, Alfa Romeo semble prêt à transformer l’essai avec une proposition en léger décalage avec la concurrence (propulsion transformable en 4×4 ; pavillon bas ; habitacle dédié à la conduite). En politique d’option aussi, face aux SUV allemands, puisque la version First Edition est toute équipée -la seule option est le toit ouvrant. Cependant, la marque se veut lucide sur son arrivée, et Sébastien Perrais, Directeur d’Alfa Romeo en France, explique : « on est nouveau, il faut être agressif en prix et en équipement. Nous le sommes et le reste de la gamme arrive pour le Salon de Genève ».

Cette « agressivité » tarifaire donne un Stelvio affiché à 57 400 €, contre un malus de seulement 2900 €. Seulement, car les émissions de CO2 en cycle normalisé atteignent quand même les 161 g/km, ce qui reste plus que la concurrence qui atteint bien souvent le plafond des 10 000 € de malus. Ce point peut être décisif dans le choix des clients, ou des flottes d’entreprise.

Présenté au prochain Salon de Genève, le Stelvio fera ensuite son arrivée en concession pour les Journées Portes Ouvertes des 17/18 mars. A cette période, les Diesel 180 ch et essence 220 ch auront été présentés, donnant avec le Quadrifoglio de 510 ch une gamme complète au Stelvio.

Photos : Fabien Legrand – The Automobilist