Le Nouvel Automobiliste
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Découverte statique de la Mazda MX-5 RF à Paris

Elle fut d’abord un concept, elle sera tout bientôt une réalité en série : la Mazda MX-5 RF est en pleine tournée pour être découverte par la presse et elle fait un arrêt par Paris. L’occasion pour nous de la découvrir de plus près.

Et la MX-5 devint fastback

En mars 2016, au Salon de New York, Mazda présentait au public américain la MX-5 RF, dérivé à toit rigide rétractable (d’où le nom, Retractable Fastback) de la quatrième génération du roadster MX-5, ND. Différente esthétiquement de la MX-5 NC à toit en dur, de profil similaire à celle au toit en toile, la RF se remarque à ses deux arches latérales, ainsi qu’au mécanisme en trois parties du toit qui se repliait derrière les passagers, devant le coffre.

L’impression d’ensemble est surlignée d’une nouvelle teinte, Machine Grey, un gris profond aux reflets faisant ressortir les traits de la voiture. Elle a pour particularité de reprendre à son compte la technique imaginée pour les rouges de Mazda, à savoir une structure en 3 couches : couche couleur, couche réfléchissante avec fines paillettes d’aluminium réfléchissant la lumière, et couche de vernis. D’où l’effet métallisé, dont la profondeur est renforcé par la présence noir sur certaines couches. Anne Asensio nous en avait parlé lors du Festival Automobile des Invalides auprès du concept RX-Vision.

Fondamentaux conservés, toit rétracté

Le volume de la voiture n’évolue pas : les changements visibles se passent en partie supérieure seulement, tandis que ce nouveau profil à permet de valoriser le capot plongeant, les petits feux mutins, et les hanches se mariant au petit « pli Hofmeister » des arches, qui n’est pas sans rappeler le profil d’un BMW Z4 Coupé. Le volume du coffre n’est pas touché par l’arrivée de ce nouveau couvre-chef transformiste.

Le mécanisme impressionne une fois déplié, comme sur chaque toit rétractable. On remarque, entre les arches, la vitre arrière, elle aussi rétractable pour permettre de vraies sensations de roadster, une fois décapoté ou plutôt « dé-toité » ! Toute manipulation du toit se fait jusqu’à 10 km/h, et se passe entièrement électriquement sur pression d’un bouton, contrairement à la capote souple qui demeure, elle, entièrement manuelle.

L’habitacle n’évolue pas par rapport au roadster, et conserve son agencement très ergonomique, pensé pour le conducteur. Toutes les commandes tombent sous la main, tandis que les matériaux flatteurs (plastiques moussés, cuir) sont mis en valeur sur la planche de bord comme les sièges et la console centrale.

Côté motorisation, la MX-5 RF bénéficiera de la même gamme que sa sœur à toile : 1,5 l 131 ch ou 2,0 l 160 ch Skyactiv-G. La transmission se fera soit par boîte manuelle 6 rapports, soit par boîte automatique 6 vitesses et ce uniquement pour cette version RF 2,0 l 160 ch. Comme toutes les Miata, la MX-5 RF est produite dans l’usine d’Ujina, près d’Hiroshima.

Le 5 octobre dernier, Mazda a officialisé le lancement de la production de la MX-5 RF. Les carnets de commande seront ouverts dès cette fin d’année, pour des tarifs allant de 27 800 € à 37 750 €. Les premiers marchés concernés seront l’Europe et l’Amérique du Nord à partir du début de l’année 2017 avec une série limitée de lancement, « First Edition ». Equipée du Skyactiv 160 ch en boîte méca, elle sera produite à 150 exemplaires numérotés et réservés aux tout premiers acheteurs. Cette « First Edition » est issue du niveau haut-de-gamme Sélection avec Pack Sport (sièges Recaro, suspensions Bilstein, barre anti-rapprochement, BBS Gunmetal 17″, alcantara et plaque distinctive), le tout contre 37 750 € donc. Le reste de la gamme sera lancé, ensuite, en juin 2017.

Démonstration de résilience

Après 27 années de carrière, 1 million d’exemplaires produits et une célébrité mondiale, la Mazda MX-5 est peut-être la Mazda la plus connue du grand public. Elle est aussi un manifeste de la résilience face aux époques. Dans un monde qui lâche les cabriolets à toits rétractables, Mazda persiste.

Dans un marché où le mot d’ordre des motoristes est « downsizing », Mazda creuse la voie de ses blocs SkyActiv à forte cylindrée pour une combustion optimale des NOx et une meilleure résistance mécanique. Dans un monde qui ne jure que par le SUV et le véhicule pratique, Mazda répond par l’un des roadsters les plus jouissifs qui soit, et qui se passe de nombre des dispositifs électroniques nécessaires aux autres sportives du gotha.

Plus qu’une nouvelle déclinaison de la Miata, cette MX-5 RF est une démonstration supplémentaire de l’indépendance d’esprit et d’action de Mazda. Puisse cela continuer aussi longtemps que possible !

Crédit photo : Fabien Legrand – The Automobilist