Le Nouvel Automobiliste
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Découverte statique : Citroën E-Berlingo Multispace

C’est un modèle de transition pour PSA. Sous des dehors d’adaptation passagers du E-Berlingo utilitaire, le Citroën E-Berlingo Multispace est aussi un moyen pour le Groupe PSA d’occuper un marché en croissance, en attendant la fin de la décennie et le développement de technologies 100 % internes. Découvrons-le ensemble de plus près.

Optimisation de la gamme

Il est discret, cet E-Berlingo. On ne le reconnaîtrait quasiment pas, sauf à quelques monogrammes disséminés de ci-de là. Sur les portes coulissantes, un très voyant autocollant « E », dont les extrémités évoquent une prise électrique. Sur le hayon, aussi. Et sur les portières avant, remarquez le logo « Galicia », qui rappelle que la Communauté autonome espagnole a participé au financement projet. En effet, l’usine de Vigo d’où sortent les Berlingo Electric mais aussi les C4 Picasso ou encore les C-Elysée se trouve en Galice.

Autre manière de reconnaître cet E-Berlingo, les 2 prises électriques : celle à l’arrière, côté gauche, qui remplace la goulotte de carburant, est dédiée aux charges rapides ; celle à l’avant, côté droit dans le sens de la marche, est pour les charges longues. En effet, cet E-Berlingo promet 170 km d’autonomie NEDC, dont 50 % récupérables en 15 minutes et 80 % en 30 min. La charge complète prend au minimum 8h30. Le moteur, synchrone à aimants permanents, propose 49 kW soit 67 ch et 200 Nm de couple.

Les batteries Lithium-ion sont installées sous la banquette arrière et dans le coffre, de part et d’autre de l’essieu arrière. Quelles conséquences ? Aucune perte de volume de coffre, mais cependant l’impossibilité d’avoir une version 7-places, faute de cave à pied et d’emplacement où accrocher le rang 3. Les espaces de rangement au toit « Modutop » sont également absents, contrairement à la version thermique.

Tous les atouts du Berlingo conservés

Au total donc, 5 places avec banquette 1/3-2/3 ou 3 sièges indépendants comme sur notre modèle de démonstration. Le volume de coffre est copieux, 675 litres en conventionnel, et jusqu’à 3000 litres de volume de coffre, une fois le rang 2 ôté, comme sur le thermique. Notons que la lunette de coffre demeure ouvrable également.

A l’avant, la planche de bord évolue un tout petit peu : les tachymètres reçoivent, à gauche, un compteur sur l’utilisation de la batterie, au centre une jauge de charge de celle-ci. Pas de levier de vitesse bien-sûr, remplacé par un manipulateur repris d’une boîte auto. Les commandes de clim et chauffage sont nouvelles aussi, afin d’indiquer au conducteur leur demande en énergie électrique et donc, modérer les envies pour préserver l’autonomie. A distance avec smartphone, le pré conditionnement thermique de la voiture est possible (pratique en hiver pour chauffer avant de monter à bord), de même que savoir l’état de charge de la batterie.

Quant au style, il n’évolue pas : l’E-Berlingo demeure identique au dernier restylage du Berlingo, intervenu en 2015.

Drive The Live

Présentée en direct sur Facebook, l’E-Berlingo faisait pour l’occasion l’objet d’une révélation en lumière, avec des rampes de diodes, sous le slogan « Drive the Live ». Voici pour l’explication du décor, et l’expérimentation en photo de quelques ambiances…

Si son prix n’est pas encore connu, l’on peut tabler sur plus de 25 000 €, le Berlingo Electric VU étant affiché à ce niveau. Bien-sûr, avec 100 km de moins qu’un Kangoo Z.E., cet E-Berlingo semble un peu « largué « en technologie, mais c’est oublier qu’il est le seul des deux à proposer la charge rapide à 80 % en 30 minutes. Il faudra donc choisir entre usage intensif (E-Berlingo) ou usage avec recharge longue sur secteur la nuit ou au travail (Kangoo Z.E. 33). Au besoin, le Citroën propose comme le Renault une navigation -optionnelle- avec points d’intérêt accessibles, avec cartographie des bornes de recharge en fonction de l’autonomie restante.

La production démarre et la commercialisation débutera dès mai selon les pays ; en France, il faudra attendre la rentrée de septembre 2017.

Crédit photo : François M. – The Automobilist ; Citroën