Le Nouvel Automobiliste
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Découverte de la gamme de la nouvelle Skoda Superb : ce n’est pas que beau ! (essai, road trip et photos)

Lancée en 2001, la Skoda Superb avait installé la marque tchèque sur le créneau les berlines haut-de-gamme avec son gabarit supérieur, proche d’une limousine. En 2008 la deuxième génération s’était vue adjoindre les services dune version Combi dont le succès ne sest pas démenti, jusqu’à représenter les 3/4 des ventes. Aujourd’hui le lancement quasi simultané des deux versions entend bien confirmer le succès. Partons à la découverte dun échantillon des modèles proposés en Suède !

  1. Contexte et esthétique
    2. La gamme en détails
    3. Les essais
    4. Conclusion
    5. Toutes les photos !

La troisième génération de Skoda Superb « moderne » (la première date des années 30 et chapeautait déjà la gamme) se dévoile petit à petit, et après une présentation statique par Rémy (voir ici) et le galop d’essai d’Arnaud avec le Combi cet été (voir là), me voici en Scandinavie pendant deux jours pour me faire une idée plus précise du potentiel de cette magnifique berline lors d’un Road Trip de plus de 700 km.

Si les ventes de la première génération de 2001 n’ont pas fait « péter les scores » (130.000 exemplaires), elles ont néanmoins conforté les tchèques dans leur idée de poursuivre avec une deuxième génération qui a débarqué en 2008 avec une sacrée astuce (l’ouverture TwinDoor du coffre qui donne le choix entre être une malle classique ou un hayon), et une arme de ventes massives, le break baptisé Combi, portant le total des ventes de cette génération à plus de 650.000 exemplaires.

Le troisième opus arrive sur nos routes sans l’astucieux coffre, mais directement avec la variante à sac à dos pour confirmer le succès du précédent, en misant sur un style plus dynamique de la berline et des aspects pratiques toujours aussi travaillés.

D’un point de vue style, l’inspiration du Vision C présenté au salon de Genève 2014 est indéniable. La taille plus que raisonnable est gommée par la ligne fuyante du toit à l’arrière et les détails acérés donnent une ligne puissante.

Si le dessin des phares rappelle celui d’une Seat Leon, il contribue a donner à l’avant un certain dynamisme. Celui des feux arrière est plus classique et leur forme biseautée bien dans l’air du temps.

J’apprécie particulièrement la nervure qui part du coffre pour se prolonger en s’épaississant jusqu’au capot avant, donnant au passage une ouverture de capot originale, ce pli lui servant de base. Ce qui nous donne un profil avec un certain dynamisme visuel, confirmé par les 3/4 avant et arrière.

À l’intérieur, du classique et efficace avec une finition de très bon niveau, notamment au niveau des plastiques au toucher confortable, sauf ceux situés sous l’accoudoir avant et ceux de la boîte à gants, plus rigides.

La planche de bord n’a pas cette touche de classe que l’on peut retrouver sur sa cousine Passat (je suis fan du rappel en chrome de la calandre avant avec la montre au milieu), mais c’est sérieux, bien présenté, et ergonomique. On retrouve même de la moquette dans les bacs de portière à l’avant, c’est dire le soin apporté à la finition.

À ceci près que les commandes sur le volant et la manette du régulateur de vitesse adaptatif son datées. On sent ici que les autres marques du groupe ont la primeur des nouveautés. Rien de rédhibitoire mais il y a un décalage entre les équipements technologiques, et leur utilisation via des commandes d’un autre temps.

Au moment de s’installer à l’avant, on sent tout de suite le confort que vont nous procurer les sièges. Qu’ils soient en cuir ou cuir/suédine, leur dessin est agréable tout autant que leur contact. Et dire que c’est encore mieux à l’arrière, avec l’éternel point fort de la Superb, sa longueur aux jambes. J’ai beau aimer conduire, je n’ai pas résisté à l’appel de la banquette pour parcourir quelques kilomètres dans un confort princier.

Si le coffre perd son astucieuse double ouverture, le hayon donne accès à une soute gigantesque de plus de 625 l à la forme carrée et pratique à charger. En parlant de pratique parmi les nombreuses astuces présentes à bord, j’ai beaucoup aimé les cales permettant de bloquer les valises pour éviter qu’elles ne se baladent trop lors des trajets.

Et comme à son habitude, le constructeur tchèque a parsemé la voiture de ses astuces « Simply Clever ». On ne présente plus le grattoir à givre intégré à la trappe à essence, ni les parapluies logés dans chacune des portières avant (comme chez Rolls Royce, oui), mais ça fait toujours plaisir. Par contre l’emplacement devant l’accoudoir avant qui permet d’ouvrir une bouteille de soda de 50 cl d’une seule main, est très pratique. Ceux qui roulent beaucoup savent de quoi je parle 😉

Globalement, la découverte de la voiture est enthousiasmante, la finition de qualité, l’ergonomie générale ainsi que l’espace disponible à tous les niveaux invitent au voyage. Mais avant de le commencer, un point sur la gamme s’impose.

  1. Contexte et esthétique
    2. La gamme en détails
    3. Les essais
    4. Conclusion
    5. Toutes les photos !