Le Nouvel Automobiliste
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Dakar 2016 : Demandez le programme !

L’hiver approche et avec lui, sa quinzaine automobile pour baroudeurs : le rallye-raid Dakar. Le parcours de l’édition 2016 a été dévoilé mercredi 18 novembre à la presse par l’organisateur, Amaury Sport Organisation.

Le Dakar 2016 est le 38ème de l’histoire, et le 8ème à prendre le départ de l’Amérique du Sud. Historiquement courue entre Paris et Dakar, cette course a dû pour sa sécurité changer de continent, mais a gardé le nom de sa ville-arrivée, à elle-seule symbole de l’épopée humaine et technique que représente ce rallye-raid. A certains égards, en quittant l’Afrique, le Dakar a fui par anticipation les horreurs commises récemment à Paris, au Liban, partout où des groupes djihadistes sévissent.

Partant de cette lourde actualité, le Directeur du Dakar Etienne Lavigne a tenu à préciser qu’il « aimerai[t] se sentir léger mais ce n’est pas possible. Ce n’est pas impossible non plus, et le Dakar va essayer de faire oublier la triste actualité en voyageant vers d’autres horizons ». Il a aussi déclaré que « la nature humaine donne meilleur d’elle-même en se fixant des défis (…). Le Dakar a le goût du voyage, et nous vous promettons un beau voyage, une bonne aventure ».

Les pays d’accueil du Dakar sont cette année au nombre de 2 : l’Argentine, partenaire depuis 2009 en accueillant le départ à Buenos Aires la capitale ; et la Bolivie qui amène ses paysages désertiques en altitude. Durant les 13 jours de course, 10 seront passés en Argentine, et 3 en Bolivie. Ces pays en attendent près de 315 millions d’euros de recettes touristiques directes et indirectes.

Le parcours est présenté par Marc Coma, le nouveau Directeur Sportif du Dakar. Définitivement, l’épreuve prend des accents espagnols ! Le pilote, qui a couru son premier Dakar en 2002, l’a remporté pour la première fois en 2006. Pour faire de ce rallye-raid « le plus dur du monde », ce sont au total plus de 9000 km qui attendent les concurrents (9319 km en motos, 9583 km en auto, 9385 en camion).

L’aventure commence avec un prologue de 11 km, pour se tester, le 2 janvier. Chaque départ se fait avec 3 minutes d’écart sur le précédent partant, plutôt que 2. Suit une longue route vers le nord : d’abord 650 puis 850 km parcourus sur les 2 et 3ème étapes. Au soit du 5 janvier, les concurrents seront à arrivés à Jujuy. Là, non seulement la couse se passe à 3500 mètres d’altitude, non seulement tout le monde a 2500 km dans les pattes, mais en plus cette étape se fait avec parc fermé, c’est-à-dire sans assistance technique. Une façon de remettre sur un pied d’égalité amateurs et professionnels…

Le lendemain, 7 janvier, le rallye entre en Bolivie et arrive à Uyuni, après être passé par son point culminant, à 4600 mètres d’altitude, le plus haut de toute l’histoire de l’épreuve. Les copilotes auront fort à faire avec les premières sections de navigation hors pistes. Parcourue en boucle autour d’Uyuni, l’étape 6 « marathon » est la spéciale la plus longue avec 542 km de parcours chronométré.

Au terme de cette première semaine, le rallye revient en Argentine via Salta, et marque une journée de repos le dimanche 10 janvier. En effet, la veille, le parcours est si contraignant avec la traversées de rios qu’il est envisagé par les organisateurs que les concurrents arrivent… avant leurs véhicules d’assistance !

Les dunes se profilent à partir du 11 janvier et de la 8ème étape entre Salta et Belen, puis d’une seconde étape autour de Belen le 12 janvier (marathon avec parc fermé à nouveau pour les seules motos). Encore des dunes le 13 janvier, notamment celles de Fiambala, tandis que le départ des 10 premières motos et autos et des 5 premiers camions se fait dans l’ordre d’arrivée de la veille !

Ensuite, c’est le retour des cailloux et graviers le 14 janvier, pour la 11ème étape arrivant à San Juan. L’étape 12 du lendemain est la plus longue au cumul spéciale – liaison, avec 931 km parcourus pour les motos et autos (866 km pour les camions) : elle se termine à Villa Carlos Paz. Le dernier jour, 16 janvier, les concurrents rescapés de l’épreuve en partiront pour l’ultime rush, jusqu’à Rosario.

En 2016, le combat automobile opposera trois constructeurs : Mini, tenant du titre avec Nasser Al-Attiyah (N°300) ; Peugeot, avec 5 pilotes engagés sur les 2008 DKR ; et Toyota, avec 8 Hilux dont le N°316 engagé par la filiale française. Deux pilotes issus du WRC sont novices sur ce Dakar 2016 : Sébastien Loeb, sur Peugeot (N°314), et Mikko Hirvonen (N°315), sur Mini.

N’oublions pas aussi le célèbre Robby Gordon (qui ne court plus sur Hummer mais sur… Gordini !), tandis que seront engagés par des concurrents indépendants des véhicules de marque Ford, Renault, Seat ou encore Volkswagen.

Demeurent quelques chiffres pour ce Dakar 2016 :

  • 556 pilotes et copilotes inscrits
  • 60 nationalités (dernier arrivé : un concurrent originaire du Lesotho)
  • 15,5 % de concurrents français
  • Après la France, les concurrents viennent en majorité des Pays-Bas, d’Argentine, d’Espagne et de République Tchèque
  • 354 véhicules dont…
  • 143 motos et 46 quads
  • 110 autos et 55 camions
  • 190 pays de diffusion Télé et 1200 heures d’images
  • 332 journalistes sur le rallye, 1400 accrédités
  • Plus de 4000 km de spéciale et plus de 9000 km parcourus

Via ASO – Crédit Photo François M. pour The Automobilist.fr