Le Nouvel Automobiliste
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Cinq questions posées à Maserati sur le Levante

Quand Maserati lance un nouveau modèle, c’est toujours une fête. Et quand, de surcroît, c’est sur un segment que la marque n’a jamais foulé, cela interpelle. Nous avons donc posé quelques questions à Augustin Pion, Directeur du Marketing et de la Communication France de Maserati.

The Automobilist : Bonjour Monsieur Pion. Le Levante arrive enfin, dans un segment de marché qui en pleine expansion, même si vous n’arrivez que quatrième finalement derrière les BMW X6, Mercedes GLE Coupé, et Porsche Cayenne. A quel niveau de ventes vos ambitions se situent-elles pour ce Levante ?

Augustin Pion : En volume, c’est un peu compliqué pour vous répondre mais sur le segment E3, sur lequel on va évoluer, on sait qu’iil y a un potentiel pour nous qui est 4 fois supérieur à celui du segment Ghibli. Le segment Ghibli nous a permis de passer, en trois ans, quand même de 150 unités en France à 600 à fin 2015, et à un total de 30/35 000 unités dans le monde. La marche a été franchie avec succès, alors sur un segment au potentiel 4 fois supérieur, on peut légitimement penser qu’on arrivera à doubler nos volumes.

TA : Et donc atteindre les 75 000 ventes monde/an promises par Sergio Marchionne lors de la relance de Maserati ?

AP : Après c’est un peu difficile de donner un engagement sur un volume sur une année, étant donné qu’on lance la voiture maintenant, on aura une demie-année en 2016, et sur une année complète comme 2017 ce sera encore autre chose car il faudra tenir compte de l’évolution du reste de la gamme. Mais en tout cas le potentiel est colossal pour nous.

TA : De combien de points de vente disposez-vous en France ?

AP : On a 20 points de vente en France.

TA : Et un potentiel de croissance tel que le Levante va-t-il vous amener à développer le réseau ou préférez-vous ne pas trop « démocratiser » la marque ?

AP : La croissance au niveau du réseau on l’a déjà faite. On a déjà un ou deux points effectivement qui sont open point, à couvrir, sur lesquels on a déjà des engagements, des discussions avec des opérateurs, mais on n’est pas à la recherche de nouveaux investisseurs. Après dans les réseaux il y a quand même toujours une rotation pour X raison, certains qui veulent quitter le bateau, d’autres qui peuvent avoir envie de le rejoindre, donc un réseau ça vit, ça ne s’arrête jamais de bouger.

TA : Et pour un Levante, est-ce une clientèle de Ghibli que vous visez en termes de tarifs ?

AP : Alors le positionnement du Levante, sur une version Diesel de 275 chevaux, 3.0 L, on commence à 73 300 €. On est 5000 € au-dessus de la Ghibli, avec dès l’entrée de gamme une motorisation Diesel, en 4 roues motrices ce qui n’est pas le cas sur la Ghibli. Je pense qu’on est très bien placé en prix par rapport au segment, ça c’est clair.

TA : Et après l’offensive des trois lancements, Quattroporte/Ghibli/Levante, qu’est-ce qui pourrait suivre ?

AP : On va se laisser le temps de les sortir, de bien les vendre. Après on a bien évidemment des projets puisque c’est la gamme coupé/cabriolet qui est la plus historique dans la gamme actuelle. Il y a des projets, vous avez entendu parler d’Alfieri au précédent Salon de l’Auto… On va voir. Mais encore une fois, sur 2016 et 2017, la gamme actuelle est celle qui devra nous permettre d’atteindre nos objectifs et de franchir, et de se rapprocher petit à petit de l’objectif initial du plan qui nous a été donné par Marchionne, 70 000 unités.

TA : 75 000 même, non ?

AP : Oui, ça dépend des appréciations, mais de toute façon ça dépendra des produits. Et on s’en rapproche, les premières étapes ont été bien franchies, il y a pas de raison que ça s’arrête. Dans l’automobile vous savez, il n’y a pas de secret : il faut des produits. Moi je suis ravi d’être chez Maserati, depuis 10 ans, j’ai vu la marque se transformer et on suit nos objectifs.

TA : Merci M. Pion pour vos réponses.

Crédit photographique : François M. pour The Automobilist.fr