Le Nouvel Automobiliste
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C’était un 16 février : le retour d’Alpine à Monaco

C’était le 16 février dernier : Alpine, près de la baie de Monaco, renaissait enfin. Pour l’occasion, le concept Célébration et 80 berlinettes A110 accompagnaient ce retour. Une belle journée à revivre avec ces quelques photos.

Ce n’est pas tous les jours qu’un mythe de l’automobile revient. Et ce n’est pas tous les jours que c’est une marque française, mythique et présente dans les cœurs encore aujourd’hui qui plus est, qui renaît. Alors pour le retour d’Alpine, Renault avait fait les choses bien et invité des collectionneurs d’Alpine A110 avant de présenter son showcar, Vision. A la clé, de belles photos mêlant passé et futur, histoire et modernité, héritage et descendance, avec quelques ingrédients (design, esprit) en commun.

La future berlinette, qu’elle s’appelle A120, AS1, ou tout autrement, aura la lourde responsabilité de réussir. Un échec signerait le retour au frigo, et Renault y eu recours par le passé sans vergogne. Alors, avant que de se confronter aux dures réalités économiques de l’équation commerciale, le A Fléché de Dieppe nous fait rêver encore un peu sur ces clichés.

Revenir par la porte du premium, cela s’apparente à une stratégie logique bien qu’elle ait demandé beaucoup de temps pour prendre forme. DS et la griffe Initiale Paris ont pu naître avant, mais Alpine possède l’essence sportive pour supplément d’âme. Le long du Quai Albert 1er, les A110 de collection, réunies au nombre de 80, qui s’arrachent en occasion, mais déjà dans les années 60 elle étaient des objets de haut de gamme, avant que la volonté de faire d’Alpine un anti-Porsche ne confirme ce destin avec l’A310.

La future berlinette reprendra la recette de l’A110 à la lettre : motorisation en position centrale arrière, propulsion, 4 cylindres 1,8 l turbo inédit, légèreté de la structure, pour un 0 à 100 km/h en 4,5 secondes. Même la silhouette reprend notamment les évasements latéraux, la lunette en bulle ou les double-optiques frontales. Et pour Carlos Ghosn, « notre objectif étant de toucher de nouveaux clients dans le segment des sportives premium. »

Après la berlinette, il semble certain qu’une gamme Alpine sera imaginée, avec pourquoi pas un SUV. Il le faudra pour pérenniser la marque, car aucun constructeur ne vit que d’un seul modèle. Alpine l’a appris à ses dépens, en 1995 avec l’A610. Du passé l’on espère que Renault a tiré des leçons : du passé il n’a en tout cas pas fait table rase et cela, c’est déjà un très bon signe.

Crédit photographique : Eric Epenoy pour TheAutomobilist.fr (sauf Carlos Ghosn : LinkedIn)

Ah, au fait, le 16 février à Monaco une autre sportive de rallye peinte en bleue est venue narguer les Alpine A110. Simple coïncidence, certainement 😀