Le Nouvel Automobiliste
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Brève rencontre avec la Bugatti Chiron

Aux dernières 24 heures du Nürburgring, notre photographe Nicolas Verneret a rencontré une voiture civile au pédigrée à faire pâlir une voiture de course : la Bugatti Chiron.

C’est un événement rare que le lancement d’une nouvelle Bugatti. Depuis le début des années 2000, on ne compte que deux modèles : la Veyron, puis la Chiron. Toutes deux baptisées aux noms d’anciens pilotes Bugatti de l’entre-deux-guerres, la Chiron succède à la Veyron et en reprend le jusqu’au boutisme technique : plus de 1000 chevaux, plus de 400 km/h.

Cette farandole de valeurs techniques, elle donne plus précisément une puissance de 1500 chevaux, issus d’un moteur W16 de 8 litres de cylindrée, couplé à une boîte DSG 7 vitesses pour gérer les 1600 Nm de couple. On peine à le croire, mais ce gros bébé au design un peu plus acéré que la Veyron mais toujours très voluptueux peut grimper à 420 km/h… limités électroniquement ! Il ne faudrait pas qu’elle aille au-delà ! D’une masse de près de 2 tonnes, cette surcharge ne l’handicape en rien ni dans l’exercice du 0 à 100, effacé en 2,5 secondes, ni celui du 0 à 300 km/h, en 13,6 secondes.

Magnifié, le C latéral se veut une évocation de la Bugatti Type 57 Atlantic. Si la calandre en fer à cheval est bien là, les optiques à 4 carrés de diodes surprennent. A l’arrière, sous l’aileron mobile, une longue barre pour le feu traverse d’un bord à l’autre la voiture, au-dessus des deux énormes sorties d’échappement.

Cet exemplaire, surpris au Nürburgring en présentation pour des clients, est une pré-série. Ce n’est qu’en septembre que les premiers exemplaires de la « série », limitée à 500 unités, verront le jour. L’heure est aujourd’hui aux validations du modèle. Un processus long mais qui est aussi exceptionnel que le prix de la Chiron : 2.4 millions d’euros, hors options, malus écolo et carte grise.

Je vous renvoie à l’excellent article de présentation de Frédéric sur la Bugatti Chiron.

Crédit photographies : Nicolas Verneret