Le Nouvel Automobiliste

Audi Q5 2017 : classique revisité (galerie, vidéos)

Avec 1,6 million d’exemplaires vendus à travers le monde et huit ans de longévité, l’Audi Q5 peut se retirer sereinement. Cela tombe bien, son remplaçant vient d’être présenté au Mondial de l’Automobile de Paris. Découverte.

Au commencement, il y eu le Q7 premier du nom, apparu en 2006. Puis, la gamme « Q » d’Audi (réservée aux SUV de la marque) s’est agrandie : Q5, Q3 puis Q2 présenté début 2016. Logiquement, le Q7 a été remplacé en premier, l’année dernière (et essayé à ce lien avec le moteur V6 TDI, et en version hybride ici). Aujourd’hui, l’heure du renouvellement est venue pour le Q5, dont le deuxième opus a été dévoilé la semaine dernière au salon de Paris.

L’enjeu est bien sûr important pour la firme aux anneaux : il s’agit de remplacer un modèle qui s’est écoulé à 1,6 million d’exemplaires à travers le monde et qui surtout, a réussi l’exploit de se vendre autant (si ce n’est plus) en début de carrière qu’à la fin. Alors, conformément à ses habitudes, Audi y est allé avec des pincettes au moment de modifier le design de son protégé. Comme le suggéraient les teasers diffusés ces derniers jours (ici et ), le style extérieur du Q5 cru 2016 est très semblable à celui qu’il remplace.

Qu’à cela ne tienne, il est à préciser que toute la carrosserie est inédite. Le nouveau Q5 adopte la calandre single frame « effet 3D » et reliée aux phares des Q7 II et Q3 restylé. Phares et feux d’ailleurs se veulent plus effilés, tandis que leurs signatures visuelles ont été retravaillées. En fait, l’ensemble du design est plus tendu, plus sculpté, comme la ceinture de caisse davantage marquée qu’auparavant. C’est efficace, même si certains trouveront le Q5 II trop classique.

Côté mensurations, on observe une légère augmentation de la longueur qui passe de 4,63 m à 4,66. Hauteur et largeur restent au même stade, c’est-à-dire respectivement à 1,65 m et 1,89 m. L’empattement quant à lui croît de un centimètre, pour atteindre de 2,81 m. Des mensurations en hausse, qui profitent un peu au coffre, puisque ce dernier gagne 10 dm3 en volume « de base », soit 550 dm3. Si l’option banquette coulissante a été choisie, le volume peut monter à 610 dm3 une fois la banquette avancée au maximum. Sièges rabattus, le Q5 II avance une soute de 1550 dm3.

Aucune donnée concernant l’habitabilité aux places avant et arrière (garde au toit, espace pour les genoux, les coudes…) n’a encore été communiquée par Audi. Tout juste avons-nous pu constater, quand nous nous sommes installés à bord au Mondial, que l’espace à l’arrière est suffisant pour deux adultes de plus d’un mètre 80, pour la tête comme pour les jambes.

Pour comparer : ci-dessus, l’ancienne génération de Q5.

L’évolution est en tout cas plus notable à l’intérieur qu’à l’extérieur : exit la planche de bord tournée vers le conducteur de la première génération de Q5, place à une planche de bord étirée, à l’image de ce qui se fait dans une A4 ou une A5. Divers éléments sont d’ailleurs repris de ces modèles, comme certaines commandes ou le levier de vitesse, mais surtout le « Virtual Cockpit« , un écran de 12,3 pouces placé derrière le volant qui remplace les compteurs analogiques et qui peut inclure, en option, l’affichage tête haute. Un autre écran (de 8,3 pouces), non tactile, est aussi posé en haut de la planche de bord. Il est dirigeable via la molette « MMI », placée derrière le levier de vitesse.

Le Q5 pourra bien sûr jouir de beaucoup d’équipements en option, comme le régulateur adaptatif (pour une conduite semi-autonome dans les bouchons), une connectivité renforcée pour les smartphones (chargement par induction, gestion de plusieurs appareils à la fois…) et, inédit sur le segment, une suspension pneumatique relevable (les fans de l’hydraulique Citroën seront contents !).

Basé sur la plate-forme MLB Evo associée aux grandes Audi (et qui fait perdre jusqu’à 90 kg au Q5, selon les versions), le Q5 nouveau reprend sans surprise une partie des motorisations des A4 et A5. Ainsi, au lancement début 2017, il proposera le 2.0 TDI dans ses livrées de 150, 163 et 190 ch. Si les quatre roues motrices seront en option sur le Q5 2.0 TDI 150, elles seront de série sur les deux autres livrées. Mais réduction des consommations oblige, les roues arrières ne seront entraînées qu’au besoin (système « Audi Quattro Ultra ».  Le V6 3.0 TDI (286 ch…et 620 Nm de couple !) offrira quant à lui une transmission intégrale permanente, et pourra même profiter d’une différentiel arrière actif en option.

Seul le 2.0 TFSI de 252 ch saura satisfaire les aficionados du sans-plomb. Il sera couplé de série à une boîte manuelle 6 vitesses, ou en option à la boîte robotisée S-Tronic à sept rapports, comme le 2.0 TDI (150, 163 ou 190 ch). Il n’y a que le V6 TDI qui sera d’office associé à une boîte automatique Tiptronic, 8 rapports et à convertisseur.

Avec tous ces éléments, nul doute que le Q5 II pourra tenir tête au Mercedes GLC, au BMW X3 (bientôt renouvelé) ou encore au SUV Alfa Romeo qui se prépare pour le salon de Los Angeles (Novembre), le Stelvio. Nul doute également qu’il devrait prolonger le succès du premier opus. Mais arrivera-t-il à dépasser le million d’exemplaires vendus ?

Ci-dessous, voici le nouveau SUV Audi (qui, pour rappel, sera fabriqué au Mexique, dans l’usine de San Jose Chiapa) sur le stand de la marque au Mondial de l’Automobile. Il est à noter que le jeudi 29 septembre après-midi, lors de la levée de voile, le seul Q5 du stand a été pris d’assaut ! Dans la boutique Audi, on pouvait aussi voir deux Q5 miniatures au 1/43e, que l’on pouvait acheté contre 35 €. Le « vrai » Q5 lui, devrait débuter à 42 – 43000€ (avec le moteur 2.0 TDI 150 ch)

Puis les vidéos qui vont bien :

Source : Audi
Crédits illustrations : Audi, Adrien Ayffre pour The Automobilist