Le Nouvel Automobiliste
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Aston Martin DB9 : Une élégante page se tourne

C’est sur le compte Instagram officiel de la marque que la nouvelle est apparue : la firme de Gaydon est à l’heure actuelle en train de fabriquer et assembler les ultimes exemplaires d’une de ses plus emblématiques GT du XXIème siècle. L’occasion parfaite de donner un coup de rétro à l’une des plus belles GT du XXIe siècle.

La DB9, c’est treize ans sur le marché du coupé GT destinée à tailler des croupières à des Porsche 911, Maserati 4200 GT (puis GranTurismo) et autres Ferrari 612 Scaglietti, un passage immortel dans le garage de James Bond, de multiples restylages, mais aussi et surtout un coup de crayon élégant et fuselé initié par un certain Henrik Fisker. Présentée en 2003 au salon de Francfort aux côtés de la version décapotable Volante, la DB9, en totale rupture technique avec une DB7 mi-Aston, mi-Ford/Jaguar, commence sa carrière avec un V12 6.0 atmosphérique de 455 chevaux sous le capot. En termes de performances, la DB9 abat le 0 à 100 en 4.6 secondes et prend 295 km/h en Vmax.

Ce même moteur au son envoûtant fera le bonheur d’un certain Jeremy Clarkson lors d’un essai sur Top Gear.

A l’intérieur, c’est Byzance : une combinaison incroyable et quasi-infinie de cuirs, essences de bois, et autres matériaux ultra-qualitatifs sont proposés au catalogue.

La belle anglaise était tellement bien conçue et bien dessinée qu’il aura fallu attendre 2010 pour voir un premier (et extrêmement menu) restylage : un pare-chocs avant revu, des feux arrière plus foncés et une mise à jour technique sont au programme. Le V12 prend 15 ch supplémentaires pour passer à 470 chevaux.

Le gros changement intervient en 2013 avec un second facelift beaucoup plus conséquent. Le coup de crayon reçu aura contribué à magnifier et immortaliser la voiture tout en la ramenant dans une cohérence bienvenue dans la gamme au moment où une autre Aston Martin marque à jamais la rétine du monde entier : la Rapide.

Calée entre la « Baby Aston » V8 Vantage et l’éphémère Virage, la DB9 fera sa place avec une face avant entièrement redessinée, des feux arrière translucides et un V12 poussé à 547 ch.

Entre-temps, elle a connu un passage dans le jeu vidéo « Need for Speed Carbon » en 2005, puis, sous la forme de sa variante ultra sportive DBS, dans les James Bond Casino Royale et Quantum of Solace. Elle change son nom en DB9 GT cette année afin d’entrer un peu plus dans l’histoire : la dernière Aston à obtenir cette dénomination est la DB4 GT de 1959.

A noter l’élaboration de 2 séries spéciales qui l’ont suivie durant sa carrière : la Carbon Edition, parée de noir de la carrosserie aux jantes en passant par l’intérieur ; et la Bond Edition, inspirée de la DB5 de 1964 du célèbre agent secret britannique.

Aujourd’hui pilier intégrant de l’histoire d’Aston Martin, la DB9 est remise aux livres d’histoire, où les 9 derniers exemplaires sortent progressivement de l’usine de Gaydon avec le badge « Q Last of 9 ». Elle laisse place à la DB11, présentée cette année au salon de Genève. Fort d’un tout nouveau moteur V12 biturbo 5.2 L qui délivre 608 chevaux et 700 Nm aux roues arrière, la belle GT annonce un 0 à 100 en 3.9 secondes pour 320 km/h en vitesse de pointe. La firme britannique portera toute son attention à chaque sortie d’un exemplaire de la DB11 : c’est Andy Palmer himself qui inspectera les modèles terminés avant la livraison au client. Prix d’attaque fixé à 200 000 €… sans les options.

Via Aston Martin, Youtube.