Le Nouvel Automobiliste
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Anciennes : Rencontre du type B2

Voici quelques semaines déjà nous sommes allés à la rencontre d’un personnage atypique et sympathique, passionné au sens le plus noble du terme, pour découvrir avec lui un véhicule ancien aussi rare que surprenant : une Citroën type B2 de 1922.

006 Rencontre_avec_Médéric_Hauss_Citroën_B2Page 1 : La passion de Médéric Hauss

Page 2 : Un petit tour en Citroën type B2

Collectionneur, bricoleur, amateur averti, imaginatif : présentation d’un passionné.

Médéric Hauss est un authentique passionné de tout ce qui est ancien, et pas uniquement les voitures d’ailleurs. Inutile pour cela de remonter à la nuit des temps, les années 1980 sont déjà une source d’inspiration, en témoigne l’une de ses dernières acquisitions une très belle BMW série 3 e30 qui trône paisiblement devant la maison familiale, dont l’état général, notamment la carrosserie, est tout à fait remarquable et qui va faire rapidement l’objet de petites améliorations. Pour le plaisir nous en faisons un rapide petit tour et nous vous proposons quelques clichés de ce que beaucoup d’amateurs de béhèmes considèrent comme la plus réussie des série 3. Chacun est libre de penser différemment naturellement, mais force est de reconnaitre qu’elle a de beaux restes… et un légendaire 6 en ligne…

Mais posséder le véhicule n’est pas une fin en soi pour Médéric. Acquérir ce genre d’objet signifie aussi qu’il va falloir travailler dessus afin de redonner une vie pleine et entière à l’engin et surtout pouvoir rouler avec car il est or de question de mettre ces voitures sous cloche. Ce n’est pas trop difficile avec la BMW mais avec la Citroën B2 ce fut tout de même une autre histoire.

Achetée il y a deux ans à son ancien propriétaire dans le Limousin, l’antiquité, car il s’agit bien de cela, est passée entre les mains expertes de notre alsacien et a subit de nombreuses transformations aussi bien techniques qu’esthétiques.20141122_172506_Richtone(HDR)Cette Citroën produite entre 1921 et 1926 est tout simplement le deuxième modèle Citroën de l’histoire. Déclinée en de multiples variantes (berline, cabriolet, tracteur ou même automitrailleuse) elle a également disposé d’une version course. C’est d’une version de ce type que Médéric a hérité et dès le début il avait une idée en tête particulièrement précise, la transformer en cyclecar. C’est le principe général qui guide les achats puis les travaux de notre collectionneur, faire revivre une auto en la rapprochant le plus possible d’une autre ayant réellement existé ou d’un événement auquel elle aurait participé, une façon de donner une touche d’authenticité supplémentaire à l’engin.

Pour le coup c’est en voyant cette une du bulletin Citroën de 1924 que l’inspiration est venue et Médéric s’est alors évertué à rapprocher cette B2 qu’il baptisera « Evocation » de celle de 1924.1924.bulletin-citroenPour cela c’est un démontage intégral en règle que la B2 a subi, du sol au plafond dirait-on pour un intérieur. Chacun des organes de la voiture a été soigneusement déposé afin dans un premier temps de s’attaquer au châssis en raccourcissant assez généreusement l’empattement afin de donner, comme sur la sportive de 1924, cette poupe proéminente et sportive que la B2 ne possédait pas jusqu’alors puisque l’essieu arrière était situé tout à l’extrémité.

Le moteur de 1452 cm3 a quant à lui été déposé et nettoyé de fond en comble. Vilebrequin, culasse et autres pistons ont ainsi retrouvé l’aspect de leur première jeunesse. Quelques pièces ont été remplacées également ce qui a permis au final d’offrir un rendement légèrement supérieur à ce bloc qui affiche désormais 22 cv soit au moins deux de plus qu’à l’époque, ce qui n’est pas rien.

Le travail de restauration a également porté sur le plancher en bois redécoupé avec les nouvelles dimensions du châssis ainsi que sur la carrosserie qui a troqué sa couleur jaune assez exotique pour un très beau bleu moyen qui lui sied particulièrement bien. Rajoutez à cela beaucoup d’huile de coude, de patience, de nettoyage, d’imagination (car toutes les pièces ne se retrouvent pas facilement, ou simplement parce que leur remplacement n’améliore pas automatiquement les choses) de bricolages divers et une bonne dose d’amour du travail bien fait et voila la type B2 « Evocation » prête à mordre l’asphalte.

Alors allons-y !

Page 2 : Un petit tour en Citroën type B2