Le Nouvel Automobiliste
Fusion PSA FCA

Accord de fusion signé pour PSA et FCA

C’est le feuilleton économique de cette fin d’année : après avoir annoncé la volonté d’un rapprochement, les groupes PSA et FCA ont confirmé, ce mercredi, la signature d’un accord de fusion après avoir réuni leurs conseils respectifs mardi. Nous faisons le point.

Fusion PSA FCA

Fusion PSA FCA : mariage de poids

Vous vous en doutez, mais le rapprochement de PSA et de FCA n’a rien d’anecdotique : ainsi réunis, les deux géants constitueraient le 4ème constructeur automobile mondial avec 8,7 millions de véhicules vendus dans le monde, et un chiffre d’affaires cumulé de plus de 170 milliards d’euros. C’est donc avec une certaine ferveur que les marchés financiers ont accueillis la nouvelle, ce matin, de la signature d’un « accord de rapprochement engageant », en vue de la fusion à 50/50 de leurs activités. A titre indicatif, l’action de PSA a en effet pris plus de 2%.

John Elkann (FCA) et Carlos Tavares (PSA).

Selon les termes du communiqué de presse, « la nouvelle entité aura le leadership, les ressources et la taille lui permettant d’être en première ligne de la nouvelle ère de la mobilité durable ». Le temps nous le dira, mais quoi qu’il en soit, cette « nouvelle entité » part avec un porte-feuille de marques bien garni : 5 pour PSA (Peugeot, Citroën, DS, Opel et Vauxhall) et… 8 pour FCA (Alfa Romeo, Chrysler, Dodge, Fiat, Jeep, Lancia, Maserati et Ram).

PSA FCA : une fusion qui devrait se finaliser d’ici 12 à 15 mois

Bien que l’accord de fusion ait été signé aujourd’hui, les deux groupes assurent que la fusion en elle-même ne sera pas finalisée avant 2021. Le temps nécessaire pour, notamment, réunir les actionnaires de PSA et FCA en Assemblée Générale Extraordinaire, et qu’ils puissent procéder à un vote. Avant le lancement effectif de cette opération, Fiat Chrysler distribuera à ses actionnaires un dividende exceptionnel de 5,5 milliards d’euros et sa part dans le spécialiste italien des machines-outils Comau tandis que PSA cédera aux siens les 46% qu’il détient au sein de l’équipementier automobile Faurecia, précisait déjà Reuters en octobre.

Autant dire que, si le mariage semble bien engagé, il n’est pas encore fait. Bien que nous évoquions, dans notre article de novembre dernier, les « faiblesses » actuelles des deux groupes, il apparaît qu’intrinsèquement, un rapprochement entre les deux groupes semble relativement complémentaire, aussi bien d’un point de vue géographique, Carlos Tavares cherchant depuis de long mois à réaliser un retour de ses marques aux États-Unis que d’un point de vue technique : le groupe FCA possédant des motorisations et un savoir-faire en 4×4 dont PSA ne dispose pas tandis que ce dernier pourrait apporter son expertise dans les petites motorisations mais aussi l’hybridation et même l’électrique.