Le Nouvel Automobiliste
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2016 : Retour sur l’An II de The Automobilist !

2016 vit ses dernières heures. En ce dernier jour de l’année, c’est tribune libre pour les plumes de The Automobilist qui vous proposent de revenir sur les temps forts de ces douze derniers mois ! Les hauts, les bas, les débats, et les perspectives jetées pour les 365 jours à venir : toute l’équipe vous souhaite, d’ores et déjà et en légère avance, une excellente année 2017!

Adrien

« Mais à quoi ça te sert, d’aimer les bagnoles ? »  Je ne sais pas vous, mais pour mes proches, la question est récurrente. En donnant un coup d’œil à ces premiers mois passés avec The Automobilist, j’ai de sérieux éléments pour rembarrer les philistins !

Tout à commencé en juin dernier. Alors qu’on se connaissait à peine, les tauliers m’accordaient leur pleine confiance et m’envoyaient en Espagne fêter les 75 ans de Jeep. J’en suis revenu avec de nouvelles amitiés, de belles autos essayées, un coup de soleil et des étoiles dans les yeux. Puis rapidement tout s’enchaîne, le maelstrom, le tourbillon infernal, les collègues ne m’ont rien épargné ! A cause d’eux, j’ai été obligé de suivre le Tour de Corse en hélicoptère entre deux tours en Golf R. C’est de leur faute si j’ai été contraint de crapahuter dans les champs de Charente en Duster et forcé à me retrouver en 1986 avec une 308 GTi. Pour couronner le tout, mon petit corps meurtri par tous ces affronts a dû subir les 500 chevaux de la 308 R Hybrid.

Le premier problème, c’est que j’en redemande. Le second problème, c’est que je ne crois pas avoir assez remercié l’ensemble de l’équipe de The Automobilist pour tous ces beaux moments. « Mais à quoi ça te sert, d’aimer les bagnoles » ? Avec The Automobilst, j’ai la réponse.

Adrien Ayffre

Au moment d’écrire ces lignes, beaucoup de choses me viennent à l’esprit. Tout d’abord, force est de constater que 2016 aura apporté son lot de nouveautés automobiles : le duo S90/V90 de chez Volvo, la nouvelle Ford Fiesta, le lancement très attendu de la Giulia, ou encore le non-moins attendu renouveau d’Alpine. Tout au long de l’année, nous avons eu droit à des nouveautés et des concept-cars, témoins d’une actualité forte. Le nombre d’articles publiés sur le site en atteste ! Une déception, cependant : le Mondial de l’automobile, en septembre, a été snobé par beaucoup de constructeurs (BMW, par exemple, a choisi de présenter sa Série 5 quinze jours après ; Volvo ou Mazda ont carrément décidé de ne pas y aller…) : des absences qui se ressentaient dans les allées du salon, qui était nettement moins flamboyant que par le passé.

En tout cas, pour The Automobilist, 2016 aura été une année de « consolidation » : il s’agissait, pour nous, de pérenniser les bases que nous avions déjà posées en 2015, sans pour autant nous reposer sur nos lauriers et vous proposer toujours plus d’articles et d’essais. Sur un plan plus personnel, The Automobilist m’a donné l’occasion de rencontrer des gens passionnés, et d’essayer des voitures intéressantes. L’objectif, pour 2017, est de continuer cette aventure, tout en m’investissant davantage dans la vie du site.

Arnaud Lrx

Deux ans déjà que nous avons pris le volant de The Automobilist pour une nouvelle aventure, avec le plaisir de vous voir toujours plus nombreux à nous suivre sur la route de la passion automobile. Je retiendrai surtout de 2016 une année riche en nouveautés, notamment françaises : lancement commercial de la nouvelle Mégane en début d’année, des nouveaux 3008 et 5008, la nouvelle C3, les nouveaux Scénic, Clio restylée, Koleos, Twingo GT… Renault, en particulier, a frappé fort cette année. Seul regret, DS, toujours aux abonnés absents question nouveautés, ce qui commence à devenir inquiétant. Le constructeur ne pourra pas se reposer éternellement sur la, certes réussie, mais désormais vieillissante DS 3.

Cette année était également une année Salon, puisque se tenait notamment le Mondial de l’Automobile à Paris, le premier pour The Automobilist. Malheureusement, une édition triste et sans entrain, sans ambiance, en dépit des bonnes paroles de ses organisateurs pour cacher la misère. Absence de grands constructeurs de luxe dont l’aura attire pourtant les foules : Rolls-Royce, Lamborghini, Bentley ou encore Aston Martin. Mais aussi absence de constructeurs plus généralistes tels Ford, Mazda et Volvo. Pour rester positif, je retiendrai tout de même la très belle exposition sur l’automobile et le Cinéma au Pavillon 8, avec les véhicules des grands films de notre enfance à portée de main. Magique.

Et puis, il reste encore de belles choses à découvrir pour l’avenir. Pour 2017, j’attends avec impatience l’arrivée de la nouvelle Alpine. Nul doute que celle-ci fera partie de ma rétrospective 2017, mais je m’avance un peu. D’ici là, prenez soin de vous et continuez à nous suivre !

Bertrand Rakoto

Une drôle d’année prend fin pour la planète automobile. L’ouverture de 2016 s’est faite sur fond de scandale Volkswagen. Aveuglé par sa volonté de devenir durablement numéro 1 mondial, l’allemand a triché pour remonter la pente sur le marché Nord-Américain. Cette décision a eu une répercussion majeure en créant le doute pour l’ensemble des constructeurs. En France, le gouvernement a gaspillé son temps et son énergie à des tests inutiles pour mieux planter un couteau dans le dos de ses alliés industriels d’hier. Il faudra compter sans eux pour le calendrier électoral de 2017, à moins de plier un peu l’échine. Les politiciens pensent, à tort, que la filière automobile est en voie de disparition alors même qu’elle représente toujours 9% de la population active française, soit la troisième plus importante composante après les chômeurs et les employés de la fonction publique.
En France toujours, je retiens de 2016 l’interdiction de circuler en journée et se rendre à son lieu de travail dans Paris et d’autres grandes villes pour les moins aisés. La stigmatisation de l’automobile a poussé à la fermeture des voies sur berges à Paris. La circulation alternée prépare l’alternance des prochaines élections (et ses alliances politiques). Tout cela impacte de plus en plus les achats de véhicules entre attentisme pour les décisions d’achat et désintérêt pour le Diesel sur le marché des véhicules neufs.
2016, c’est aussi l’année où Tesla a réussi son Ponzi là où Tucker avait échoué. 373 000 commandes pour la Model 3 ont permis de provisionner 373 millions de dollars pour sécuriser les investissements et rassurer les banques sur la viabilité du jeune constructeur californien. Malheureusement, il en faut plus pour conquérir le cœur des investisseurs et la fin d’année semble plutôt difficile pour Tesla autant sur un plan industriel que financier. Mais Musk est plein de ressources ! Des ressources dont FCA et PSA auraient bien besoin tant leur capacité d’investissement est faible. L’américano-italo-anglo-néerlandais est à la recherche d’un acheteur ou d’un investisseur et le français ne peut plus compter que sur les C3 et 3008/5008 pour espérer éviter de nouvelles difficultés. Il faut espérer que PSA s’en sorte car la situation est plus difficile de semaine en semaine. Les coupes budgétaires sont trop nombreuses, mais vraisemblablement nécessaires, pour conserver le cash-flow et la confiance des investisseurs. PSA est loin d’être sorti d’affaire, avec un budget R&D bien trop faible, des compétences de moins en moins nombreuses, et des projets qui accumulent du retard.
Cette année, nous avons également vu s’installer durablement les nouveaux-entrants du marché automobile grâce à la connexion des véhicules et les possibilités que cela engendre. Une dimension où les constructeurs sont encore trop hésitants et maladroits pendant que dans la Silicon Valley et à Detroit les start-up et les GAFA s’activent. Les fonctionnalités sont à la mode mais il ne faut pas confondre vitesse et précipitation, la plupart de ces innovations prendront certainement encore 10 à 15 ans pour arriver massivement dans l’automobile.
2016 est aussi l’année du record absolu des ventes aux Etats-Unis et plus largement un nouveau record mondial des ventes et de la production malgré une Europe encore faiblarde et des BRICS très inégaux. Toutefois, en Inde, Renault a réalisé une percée avec la Kwid. La fin de l’année est marquée par un regain d’influence des constructeurs. La période électorale en France ou en Allemagne et l’arrivée prochaine du gouvernement Trump aux Etats-Unis renforcent les constructeurs dans leurs positions. Aux Etats-Unis, les constructeurs demandent une révision des objectifs pollution pour 2025. En France, Renault commence à se faire entendre en se déclarant premier constructeur mondial.
Ghosn a réussi là où Varin avait échoué en rachetant Mitsubishi. La marque au diamant s’est retrouvé très affaiblie par une fraude aux consommations (encore une) et Nissan a su saisir l’opportunité. Du coup, Renault (en oubliant l’Alliance) s’annonce dès cette année comme numéro 1 mondial… une conclusion 2016 un peu tirée par les cheveux car le Groupe reste plus un assemblage qu’une seule et même entreprise comme GM ou Volkswagen. Le montage de l’Alliance ménage les susceptibilités entre l’Etat français et les intérêts japonais. Elle reste aussi très pratique pour Carlos Ghosn qui partage son temps entre différents fauteuils à la tête des trois principaux constructeurs de l’Alliance Renault-Nissan (Daimler est à part). Les constructeurs français ont aussi commencé à communiquer à l’encontre du gouvernement en lançant l’idée que la demande des particuliers s’affaiblit du fait des normes trop exigeantes et de leur impact sur le prix de vente des véhicules. Un constructeur qui voudrait mener une campagne d’influence ne s’y prendrait pas autrement.
Je note toutefois que l’on peut remercier Volkswagen et sa fraude. Elle a permis de révéler les incohérences des normes, des cycles d’homologation et de faire réfléchir au fait que la chasse au CO2 menée en Europe est inepte. Il convient de séparer la véritable lutte contre la pollution d’un côté et le réchauffement climatique par les gaz à effet de serre, qui sert plus les manœuvres politiques que les cycles climatiques, de l’autre côté. L’évolution des normes pourraient conforter les japonais et les américains qui n’ont pas été contraints de se lancer dans une course au downsizing comme ce fut le cas… en Europe.
L’automobile n’est pas morte : elle fait sa mue. Les constructeurs n’ont pas dit leur dernier mot aux politiciens et ce n’est pas plus mal pour les conducteurs qui ont autant besoin de circuler que d’améliorer la qualité de leur air.

Cédric Morançais

Lorsque l’on a la chance de lier passion et travail, ne risque t-on pas d’abîmer la première et de se lasser ? Cette question, on se la pose, et on vous la pose, 1 000 fois par an lorsque l’on est journaliste automobile. Eh bien, 2016 aura permis d’affirmer, une nouvelle fois, que je souffre toujours très fortement de la maladie l’amour… de l’automobile.

Bien-sûr, certaines nouvelles et mesures, souvent dénuées de bon sens, font dire qu’effectivement l’automobile est largement malmenée dans notre pays. Et l’on se dit parfois que l’on aurait préféré naître dans une contrée où la passion de l’auto est partagée par le plus grand nombre et où ce moyen de transport reste considéré par les pouvoirs publics pour ce qu’il est vraiment : incontournable pour une large part de la population et pour certains trajets. Heureusement, l’année qui vient de se déterminer à montrer que les constructeurs tricolores ne se laissent pas démonter et sont, plus que jamais prêt à démontrer qu’ils sont des champions internationaux, chacun à leur manière.

Je ne peux m’empêcher de saluer Peugeot pour le nouveau 3008 (ma voiture de l’année), particulièrement abouti à tous points de vue, Citroën pour la troisième génération de C3, conçue avec peu de moyens mais pourtant dotée d’un caractère propre et dénuée de l’agressivité visuelle de la quasi-totalité de la production automobile mondiale, et Renault pour nous prouver, enfin, qu’une voiture électrique abordable, la Zoé Z.E. 40, peut être une véritable voiture du quotidien, et pas seulement du lundi au vendredi. Au milieu de ce concert de louanges, DS Automobiles ressemble un peu au vilain petit canard. Mais comme il paraît qu’une très jolie surprise nous attend lors du prochain salon de Genève…

Coté marques étrangères, les bonnes surprises n’ont pas non plus manqué : Ford Focus RS, Volkswagen Tiguan, Volvo S90/V90… un seul constat s’impose : alors que la concurrence s’accentue, tous les constructeurs se donnent un mal de chien pour nous proposer des voitures toujours plus proches de la perfection, toujours plus sophistiquées, toujours plus propres et, parfois, toujours plus passionnantes à conduire.

Bien-sûr, il y a quelques déceptions, mais l’heure est à la fête, ne la gâchons pas. Excellente année 2017 à vous tous, chers lecteurs.

Charles

Vous sentez cette odeur de Sans Plomb? En 2016 c’est bien la technologie essence qui a occupé le devant de la scène, et ce n’est pas pour me déplaire! Le moteur à compression variable a franchi pour la première fois le stade de la commercialisation en grande série grâce à Infiniti et son VC-T, une véritable révolution technologique. Le Diesel n’a qu’à bien se tenir, et ce ne sont pas les futures normes qui vont l’aider. Les constructeurs se donnent à nouveau les moyens de faire des moteurs essence modernes. Le « right-sizing » est également la nouvelle tendance. On ne risque pas de revoir des V6 atmo de si tôt mais parfois il faut se satisfaire de ce que l’on a.
Quelques regrets : les décisions toujours plus incomplètes, incompréhensibles et intéressées de nos gouvernants en ce qui concerne l’automobile. Entre la Ville de Paris qui complique chaque jours davantage le quotidien des franciliens tout en ignorant les réelles causes de la pollution pourtant très bien documentées et vérifiées, et l’avantage économique toujours accordé au Diesel, tant sur la taxation du carburant que sur les grilles de Bonus/Malus, c’est à croire que le scandale Volkswagen a simplement été l’occasion pour notre Ministère de l’Écologie de bosser un peu, distribuer 2 heures de colle à Renault, puis retourner soigner son image en vue de la prochaine élection présidentielle.

Eddy P.

Décembre c’est traditionnellement la saison des coups d’œil dans le rétro et je ne vais pas déroger à cette règle. Néanmoins je rappellerai au préalable que le coup d’œil dans le rétro doit se faire tout au long de l’année… Voila, mon contrat avec la sécurité routière rempli (madame Perrichon le chèque est toujours à poster à la même adresse).

Pour ma part ce fut encore une année pleine de découvertes, de rencontres et de satisfactions personnelles car, je vous le dis très sincèrement, c’est un plaisir immense et sans cesse renouvelé que de pouvoir accéder à sa passion par le biais que m’offre The Automobilist. L’automobile n’est absolument pas mon métier mais une passion intacte, et je me délecte avec un bonheur intense de chaque événement auquel j’ai l’incroyable chance de pouvoir participer. Les salons, les interviews, les essais, l’actualité, la photo… autant de sujets et d’articles que l’on aime à construire, enrichir, améliorer et, naturellement, partager avec vous.

Riche l’année le fut aussi en nouveautés de tous genres. Enfin surtout du genre SUV car il faut bien le dire c’est une véritable déferlante de véhicules de ce type que les constructeurs nous proposent en ce moment. Et c’est pas fini ! Car les projets sont légions, chez absolument tout le monde, pensez, même Rolls Royce y est passé ! Hélas diront certains, tans mieux se réjouiront d’autres. N’étant pas client à titre personnel, j’avoue parfois regretter que les baroudeurs de tout poil (et souvent d’opérette) prennent progressivement le pas sur les berlines, les coupés ou autres cabriolets -une espèce en réel danger de disparition au passage, au moins pour le grand public. Mais en même temps il faut bien savoir leur reconnaître des atouts à ces SUV et je me suis surpris à apprécier à leur juste valeur ceux que j’ai pu approcher cette année. Et non des moindres puisqu’on peut raisonnablement parier qu’à l’échelle européenne le Tiguan et le 3008 IIs seront dans le haut du classement, si ce n’est aux deux premières places (je vous laisse choisir dans quel ordre), de leur segment.

Dans cette jungle des SUV on n’oubliera quand même pas que 2016 nous a aussi offert de bien belles choses. Mes coups de cœur iront donc à la Golf restylée, à l’Alfa Romeo Stelvio et à la nouvelle DS Performance Line. Euh… en fait non ! 😀 J’attribuerais plutôt mes lauriers à la très fluide Infiniti Q60, à la fabuleuse Lexus LC et au superbe couple scandinave S90/V90. Bref j’ai eu des goûts de luxe cette année, alors pour compenser un peu ce trio et redescendre sur terre je rajouterais une mention spéciale pour la petite Citroën C3 et son côté rafraîchissant qui me séduit franchement et je saluerais aussi une nouveauté de 2015 qui a encore beaucoup fait parler d’elle en 2016, la petite Renault Kwid qui m’interpelle autant qu’elle semble séduire les indiens et que j’apprécierais beaucoup de pouvoir découvrir en vrai.

2017 approche, je vous souhaite donc de bonnes fêtes de fin d’année, je me réjouis d’avance de tout ce que cette année nous réserve et j’espère que vous continuerez à nous lire toujours plus nombreux pour vous réjouir avec nous 😉

Eric E.

« 2016 ou l’effacement de la logique face à l’idéologie »

2016 a marqué la seconde année pour The Automobilist ; une belle croissance, de belles rencontres, un public au diapason. Tout va plutôt bien dans ce microcosme, le soleil serait-il au beau fixe ?

Pourtant, la nuit et le brouillard ne sont pas loin. Alors que l’automobile peut être une passion, un outil de déplacement, un plaisir, un rêve ou tout ceci à la fois, des gens très bien voudraient contrôler la liberté qu’elle véhicule. Il fallait un prétexte, il est tout trouvé : l’écologie, la santé publique. La voiture tue, elle serait responsable de 48 000 décès par an, à en croire la Pravda. Pire que cela, vous êtes coupables. Coupables de ne pas habiter en centre-ville, de ne pas y travailler, coupables de ne pas avoir 30 ans, coupables de ne pas être célibataires, coupables de vouloir ailler ailleurs qu’en centre-ville, coupables de ne pas avoir la vie qu’on estime être la seule qui soit bonne pour vous. Les routes sont encombrées ? Plutôt que de repenser les voies de circulation, on les supprime. Et la novlangue se délie, les gens très bien s’en félicitent. Les transports en commun sont saturés en heure de pointe, pas assez fréquents au-delà, inaccessibles aux handicapés, compliqués pour les poussettes, peu pratiques de banlieue à banlieue ? Cessez de geindre, vous êtes coupables vous dit-on.

Et pour votre bien, les pauvres seront privés de voitures dans certaines villes de France à compter du premier janvier 2017. Mieux encore, d’ici à 2020, les véhicules d’avant 2011 y seront interdits. La valeur résiduelle de votre auto en souffrira. Votre mode de vie également. Au nom de quoi ? De l’écologie ? Non. De la santé publique ? Non plus. Au simple nom du combat politique de certaines personnes qui en ont fait leur positionnement sur le marché, leur gagne pain, au détriment de nous. Rien de plus. L’idéologie s’impose devant le bien public. Tant pis pour nous ? A nous de jouer en tant que citoyens. L’automobile n’a de cesse de se dépolluer, l’automobile est pleine de promesses, de rêves et surtout : l’automobile est utile et souvent non substituable. A vouloir opposer les usages, à vouloir monter les gens les uns contre les autres, on en oublierait que, sorti de sa voiture, un automobiliste devient piéton. Ou cycliste. Ou usager des transports en commun. Ou arrivé à destination. Tout simplement.

Fabien L.

Comme dirait Chirac aux Guignols de l’info (pour les plus anciens) : Put**n, 2 ans ! Dans la vie de tous les jours, le temps passe à une allure relativement lente, presque sereine. Tout l’opposé du web, sans cesse en ébullition et avide de nouveautés, à l’instar de nos chers passionnés d’automobile. 2016 aura donc été une année marquée par des scandales de plus ou moins grande ampleur (mes collègues connaissent mieux que moi ces sujets) mais aussi par de belles expériences à commencer par les 24 Heures  du Mans, au final peu avares en sensations.

Pour ma première incursion sur le mythique circuit de la Sarthe, on m’avait prévenu « Tu verras, Le Mans c’est ma-gi-que ». Pragmatique que je suis, je n’y ai guère prêté attention jusqu’à ces fameuses minutes de rêves basculant instantanément en cauchemar, que j’ai pu vivre en direct aux côtés de Toyota. Presque avec une larme de compassion à l’œil, j’en suis pourtant reparti sur un petit nuage avec comme pari fou d’y retourner de nouveau mais au bord de la piste. Malgré des essais en tout genre enchaîné à un rythme parfois effréné et bien que tous aussi intéressants les uns que les autres (A3 Facelift, Ford Edge, Peugeot 2008…), je retiendrais avant tout celui de l’Infiniti QX30.

Une Infiniti QX30 qui nous a menés jusqu’au bout des somptueux paysages de l’Ecosse. Et même si l’on vous a – peut-être trop – abreuvé durant notre essai de photos en tout genre, il s’agissait avant tout d’une première pour nous, à savoir effectuer un essai hors de nos frontières avec nos propres moyens. Le whisky était plein d’arôme, les paysages somptueux (on l’a déjà dit ?), la voiture idéale pour le job et les cartes mémoire des appareils photo remplies à ras bord. Bref, un souvenir inoubliable et à refaire dès que je pourrais. En 2017 ? Cheers !

François M.

Que de chemin parcouru en 2 ans ! Toujours dans son objectif d’être un site d’information automobile de référence conduit par des amateurs éclairés de ce milieu, The Automobilist a cette année continué sa progression en audience, sur le site comme sur les pages Facebook, Twitter et Instagram, et a surtout réussi à capter de nouvelles plumes et de nouveaux regards de talent : Fabien, Loïc, Olivier, Adrien, Bertrand, Cédric, Jean-Michel… Ils nous font l’honneur et le plaisir de nous accompagner régulièrement. Qu’ils aient souhaité nous rejoindre est une belle marque de confiance.

Mes collègues ont déjà dit beaucoup, ceux qui suivent complèteront ! Alors, de cette année 2016 vécue à 100 à l’heure entre les salons, les essais, les visites et les présentations, je retiens les plus forts moments. A n’en pas douter, le sommet fut atteint par la visite accompagnée du Mondial de l’Automobile avec Laurens van den Acker. Les découvertes de la Renault Kwid, de l’Alpine Vision showcar, des nouvelles Ford Fiesta, Peugeot 3008 et Citroën C3, du Maserati Levante ou de l’Alfa Romeo Giulia. Toujours de grands moments, les salons que nous avons couverts furent malgré tout intenses (Détroit, Genève, Paris).

Des disparitions, aussi, que ce soient celle de Roland Peugeot, de Marcel Hubert ou de Guy Nègre, ont marqué ces derniers mois. Je retiens aussi les interviews, pour nombreuses passionnantes, menées cette année : celle de Carlos Ghosn, d’Anne Asensio, de Jean Ragnotti, de Pierre Chasseray, de Claudio Messale ou celle d’Arnaud Belloni. Les sessions d’analyse Design sont aussi un moment que vous semblez apprécier (et notre tétralogie sur la Clio fut un intense moment de recherches cet été). Et pour finir, même si ce n’est pas mon domaine de prédilection, j’ai eu plaisir à prendre part à des sessions d’essais aussi agréables que dépaysantes. En viendrait-on à oublier l’objectivité de nos propos ? Les images peuvent être trompeuses, mais les mots tentent toujours d’être justes.

Que ce soit autour du Lac de Côme pour l’Alfa Romeo Giulietta, en Corse pour l’Abarth 124 Spider, ou encore jusqu’en Ecosse pour le road-trip en Infiniti QX30 avec le grand Fabien, nous n’avons qu’un seul objectif : vous proposer le meilleur papier possible, accompagné des plus beaux clichés qui soient. A vous voir nous suivre toujours plus nombreux, sur le site comme sur les réseaux, l’on vient à se demander s’il n’y a pas un lien de cause à effet. Se poser la question de toute façon, c’est déjà y répondre. Que 2017 soit une nouvelle année de succès pour The Automobilist, et que nous continuons à suivre la seule boussole digne d’intérêt : celle de l’excellence. Bonne année !

Frédéric Euvrard 

Il y a un an je vous disais : « Rude année que cette année 2015 qui s’achève avec un sale goût de ne pas avoir envie d’y revenir ». Qu’en est il pour 2016 ? Les douze mois qui s’achèvent furent une année de consolidation des bases de The Automobilist tant du point de vue technique (avec un immense merci à nos deux hommes de l’ombre qui ont réalisé un beau travail de fond sur la structure du site) que dans notre mode fonctionnement (Eric et moi-même remercions François pour le très gros travail réalisé car même si vous ne le voyez pas, il est le cœur du site). Si la croissance est là en 2016, elle est toutefois moins forte que je l’espérais et j’en ai ma part de responsabilité notamment en fin de printemps dernier où je vous ai soudainement abandonné durant 5 semaines à cause d’un opérateur peu scrupuleux ni soucieux d’apporter des prestations de qualité. Comme on dit, ne pas se laisSFR… Je reconnais aussi que la remise en route fut longue mais tous les bons éléments étant posés pour 2017, nous allons faire plus et mieux pour vous.

L’équipe a quelque peu évolué avec des sortants et des entrants, celle-ci conserve son esprit passionné, son amour de l’automobile et de vous proposer une actualité ou des sujets automobiles intéressants au quotidien. Des noms, des plumes, des talents nous ont rejoint en 2016, d’autres arriveront dans les prochaines semaines. Une chose est sûre, la diversité mais aussi les compétences, le plaisir et l’amitié restent au centre d’une équipe avec laquelle j’ai plaisir à travailler tous les jours même si des caractères bien trempés ne sont pas toujours facile à manager ! Sachez enfin que nous allons faire le nécessaire pour être encore meilleurs l’an prochain et que nous poursuivons l’aventure automobile et médiatique avec vous.

D’un point de vue plus automobile, 2016 restera une année presque normale avec son lot de nouveautés sportives, de petites voitures aseptisées mais de moins en moins diesel, de berlines et modèles de luxe, de mesures contraignantes et autophobes en France, d’apparitions de nouveaux services ou assistances connectées, loin d’être tous et toutes utiles puisque potentiellement accidentogènes et déresponsabilisants pour les conducteurs et bien évidemment les sacro-saintes voitures autonomes qui transformeront inévitablement les constructeurs automobiles en fabricants de « déplaçoirs » téléguidés associés aux géants de l’électronique ou du web.

Il n’est plus utile de revenir sur les véhicules électriques et hybrides, ils sont des éléments à part entière du marché automobile comme ils le sont plus ou moins depuis la fin du XIXeme siècle. Reste désormais à suivre leur montée en puissance dans les pays consommateurs de voitures neuves mais ils ont toute leur place au coeur d’un marché où la diversité est le signe d’une bonne santé et d’une certaine attention portée à notre environnement. Reste qu’avec des « leaders » comme Madame Hidalgo, Mr Trump, les choses ne seront pas aisées mais il faut croire que le monde passera outre leurs desseins politiques et personnels.

Pour revenir au plus près des produits, 2016 aura marqué mon esprit et ma passion par ses gros SUV, le nouveau couple suédois né du coté de Göteborg, les très réussies S90/V90, la séduisante Kia Optima (berline et SW), le nouveau Renault Scenic, la Porsche 911R, les Ferrari J50 et GTC4 Lusso (aussi bien avec le V8 qu’avec le V12), les sympathiques citadines Citroën C3 et Suzuki Ignis, la Focus RS (comme presque tout le monde), la Caterham Seven Sprint, le nouveau fourgon Peugeot/Citroën/Fiat né à Sevelnord, la Mazda MX-5 RF ou l’Infiniti Q30/QX30.

Toutefois, mon gros coup de cœur de l’année qui s’achève est japonais, il porte le nom de Lexus LC 500. Il est à la fois, et selon mes critères personnels, une tuerie du point de vue du style et une belle bête mécanique et technologique.

2016 aura été aussi une année d’hommes avec des personnages marquants tant chez les constructeurs que dans le monde de la compétition. On trouvera pêle-mêle des hommes et une femme installés dans les hautes sphères de grandes entreprises qui ont réussi ce qu’ils avaient entrepris ou qui ont su saisir les bonnes opportunités pour permettre à leurs marques d’être en haut de l’affiche, au mieux sur les marchés ou au top dans les classements divers et variés que nous lisons au fil des mois. Il ont pour nom Barra, Zetsche, Toyoda, Belloni, Ghosn, Musk J’éviterai, faute de temps, de parler de quelques uns et quelqu’une qui sont passés à coté du coche en 2016 mais c’est aussi la loi du marché et de la vie en générale.

Il en est de même dans le monde des sports mécaniques où l’on notera les belles performances de Nico Rosberg avec Mercedes Benz en F1, Sebastien Ogier avec la Volkswagen Polo en rallye mondial (4eme sacre tout de même) mais où l’on regrette déjà les départs de Mark Webber, Yvan Muller et celui, plus historique du Dr Wolfgang Ullrich qui quitte Audisport après 17 années et un superbe palmarès en WEC qui vaut bien celui du Dr Piëch chez Porsche ou au début des années 80 avec l’épopée Quattro en championnat du monde des rallyes.

Je reviens encore un instant sur la compétition en constatant le désamour persistant des amateurs pour la F1 à la sauce Ecclestone, le peu d’attrait de la Formula E seulement portée par de la gross com’ et du buzz verdissant, la difficile évolution du WTCC attaqué par le TCR qui attire une multitude de marques et de pilotes au bon coup de volant et la place de plus en plus importante prise par le Rallycross mondial qui est plus proche du spectacle vif et court en « arène » que de la longue spéciale entre Ardèche et Vercors un jour de neige.

On me dit de faire vite et court, je vais donc vous laisser en vous remerciant de nous avoir suivi en 2016 et d’être là, encore plus nombreux en 2017 car nous serons encore meilleurs et plus passionnés. Je profite aussi de l’occasion pour remercier les constructeurs, les organisations officielles, les passionnés qui nous ont fait confiance et je vous fixe rendez vous en 2017 pour une année automobile que j’espère passionnante en votre compagnie. Enfin, mille mercis à mon équipe pour son travail, son soutien très amical et sa bonne humeur quasi permanente.

Julien Huet

2016, voilà pour moi la première année complète au sein de l’équipe The Automobilist. Des beaux essais et surtout une seconde famille qui c’est offerte à moi.

Une année riche en émotion avec des essais toujours plus intéressants comme la possibilité de prendre en main des voitures d’exception telles que l’Audi R8 V10 Plus ou la RS6 Performance (on en parlera début 2017!) mais également de pouvoir découvrir l’un des plus beaux circuits français, Pau Arnos, au volant de MA sportive de l’année, j’ai nommé la Golf VII GTi Clubsport ! 2016 c’est aussi des rencontres avec la chance de pouvoir partager une journée en compagnie de Jean Ragnotti sur le circuit de Montlhéry ou encore de croiser Adriana Karembeu lors du e-Rallye de MonteCarlo. J’ai également pu dire au revoir à l’un des chefs d’œuvre de l’industrie automobile avec le baroud d’honneur en Defender Héritage Edition. En résumé, 2016 était une belle année !

Pour 2017 on espère faire mieux, même si le rythme sera surement moins soutenu qu’en 2016 (pourtant seulement 8 articles). Et oui, ma nouvelle activité professionnelle ne me donnant pas forcément l’occasion de partir sur les sessions presse (pourtant je vous jure que ce n’est pas l’envie qui manque) je me contenterais d’aller chercher les voitures en parc presse pour faire des balades comme celle en DS 3 Performance Cabrio lors de l’assemblée générale des amis de DS3Spirit.

Fêtez bien le passage en 2017, soyez prudents sur les routes et surtout… et profitez tant qu’on peut encore se faire plaisir avec des voitures qu’on pilote nous-même 😉

Khalil 

L’année 2016 s’en va déjà que voici 2017 qui nous guette sur le pas de la porte. Sans regrets cependant, bien au contraire ; cette année fut riche en nouveautés, en essais, en découverte et en rencontre. Avec mes autres acolytes mordus d’automobile, nous avons beaucoup échangé dans la joie, le respect et la bonne humeur.

Je tire mon chapeau aux constructeurs français, notamment Peugeot et Renault qui ont prouvé tout au long de l’année qu’ils savaient encore concevoir de bonnes et belles voitures. A l’image du nouveau 3008 et des nouvelles Talisman et Mégane, espérons que Citroën retrouvera le chemin de la gloire et de la réussite comme d’antan. Cette année fut riche en événements et autres essais grâce au travail remarquable de toute l’équipe. Le salon Top Marques de Monaco m’a définitivement séduit et durant quelques jours, j’ai replongé dans mon enfance grâce au nombre incalculable de supercars que j’ai pu croiser. Aussi, j’ai eu l’immense chance de participer au e-Rallye de Monaco pour la première fois et j’ai découvert une autre facette du « sport » automobile. Au chapitre des essais, j’ai adoré grimper sur des pistes enneigées dans les Alpes autrichiennes avec la très séduisante Mercedes Classe E All-Terrain, et rouler en condition difficile avec les SUV sportifs de la marque aux anneaux (SQ7, RS Q3, SQ5).

Tout comme ce le fut en 2016, espérons que ce doux rêve et que cette aventure continuent en 2017. Je tiens à te remercier, oui toi, cher lecteur qui nous lis chaque jour et qui nous suis assidûment sur les réseaux sociaux. Voilà déjà 2 ans que The Automobilist est en ligne et comme on dit : ce n’est que le début ! 🙂

Loïc Maschi

Deux ans que le site est né, mais seulement cinq mois que je fais de la partie. Car oui, 2016 pour moi, c’est le début d’une aventure avec cette belle équipe qui compose The Automobilist, le retour à la photographie de même qu’à l’écriture, ce, après quelques années d’arrêt, et il faut avouer que… ça fait du bien !

Certes, jusqu’ici, j’ai surtout donné dans les essais d’autos modernes à l’instar de la nouvelle Tipo SW ou de la Panda Cross, mais si j’ai rejoint The Automobilist, c’est surtout pour développer la section « anciennes » du site. De là, j’ai effectivement pu réaliser un petit essai de la NSU TT 1200, prendre part au Chantilly Arts & Elegance ou encore à ce bel événement que sont les Journées d’Automne, mais 2017 s’annonce encore plus rempli et ce, dès le 8 janvier alors que ma brave Fiat 850 Coupé Sport prendra part à la Traversée de Paris Hivernale !

Tiens, d’ailleurs, parlons-en de Paris… C’est bien-là que la pilule 2016 s’avale amèrement. Grâce à notre chère mairie parisienne, nous avons désormais notre place, nous propriétaires de véhicules anciens, dans le panthéon des pollueurs, si ce n’est dans celui des tueurs tant les chiffres annoncés en terme de décès dus à la pollution semblent intrinsèquement nous pointer du doigt. Bien entendu que j’aurais quelques arguments à rétorquer à la politique actuelle de l’écologie « socialiste », mais je ne suis pas là pour ça, ni même suffisamment objectif pour avoir à m’y essayer. Cessons alors d’en parler car malgré-tout, l’espoir est là et cette année m’a permis de constater au combien la nouvelle génération reprend le flambeau pour faire (sur)vivre celles qui ont fait ce qu’est l’automobile d’aujourd’hui.

Effectivement, cette année, nombreuses furent les rencontres faites autour de cette passion qui nous rassemble et aujourd’hui, je suis à même de vous dire, malgré les nombreuses attaques faites envers nos belles d’antan, pollueuses invétérées, que le patrimoine roulant a encore quelques belles années devant lui tant les événements pullulent de même que les restaurations en cours fleurissent un peu partout dans notre beau pays, dirais-je même que tant qu’il y a de l’essence, il y a de la vie !

Ainsi, c’est avec quelques amertumes que se termine 2016, mais avec beaucoup d’espoir que s’annonce 2017, je vous le promets chers lecteurs, on vous concocte un joli programme pour cette année à venir et les anciennes vont prendre leurs aises sur le site, le calendrier en est déjà saturé !

Maurice Nguyen

Une grosse année pleine de nouveautés (ou moins nouvelles) : des essais de véhicules légers comme la démoniaque Volvo V40 Carbon Edition (j’en veux une) ou la sexy Cadillac CT6 (j’en veux une aussi), la ultra-frugale Toyota Prius IV (pour un daily drive, j’en veux une), etc. Mais au delà des « simples » essais automobiles, l’envers du décor fut tout aussi passionnant : visite d’usine, tour sur pistes d’essais avec des ingénieurs et pilote-essayeurs pour comprendre la conception et les réglages d’une voiture. Tout un tas de culture en somme !

2016, c’est l’année où de nombreuses personnes ont trouvé ridicule que Tesla mette un système de pré-commande par internet pour la Model 3 (alors que tous les constructeurs bavent devant les résultats et aimeraient en faire autant). Pour autant, personne n’a trouvé ridicule le même système de pré-commande chez Alpine : objectivité quand tu nous tiens… Mais dans le rayon des bonnes nouvelles : le retour en puissance des moteurs essence sur les citadines. Peut-être que d’ici 2 ans l’automobiliste sera soulagé d’apprendre que le coût d’entretien et la simplicité de la maintenance de son véhicule essence compense amplement le surcoût du carburant.

Mais 2016, c’est surtout l’arrivée des essais de véhicules utilitaires (les vrais, sans sièges à l’arrière, ou avec) tel le Ford Ranger qui ne craint pas la boue ou le Nissan NP300 Navara ! Et ça serait mentir de dire que c’était désagréable puisque dans la réalité, il s’agit des véhicules les plus drôles à conduire sur route… ou sur piste off-road ! Vivement le Kangoo Groupe N !

La découverte d’un monde où le véhicule est dessiné autour du client et non l’inverse. Imaginez un restaurant avec un menu : c’est le véhicule particulier que vous achetez. Imaginez maintenant une cuisine toute faite dans laquelle vous avez juste à cuisiner selon vos goûts : c’est le monde passionnant des utilitaires dont le début 2017 sera animé par une une icône allemande de 7 mètres de long et quasi 3 mètres de haut !

Pour finir, 2016 a vu l’arrivée d’une nouvelle société créée conjointement avec notre cher Romuald ici présent, sous le nom de Motoria. Le véhicule utilitaire à l’apparence unique (une première mondiale, nous dit-on…) sera prochainement en essai. 2017 commence donc bien !

Olivier B. 

En milieu d’année 2016, j’ai eu la chance de pouvoir intégrer la formidable équipe du site The Automobilist. Quoi de mieux que de pouvoir faire partager sa passion au plus grand nombre. Et histoire de bien commencer cette aventure, 2016 sera l’année de « ma première fois » ; ma
première propulsion avec la Fiat 124 spider, mon premier essai sur un circuit avec la nouvelle Clio IV R.S., ou ma première voiture 100% électrique avec la Nissan Leaf.

Que demander en 2017 ? Que l’aventure continue et me permette d’étoffer mes premières expériences, au hasard, ma première « plus de 300 c »h ou ma première américaine, ma première voiture du passé… vous voyez, il y a encore de quoi faire ! Je ne suis qu’au début de ce nouveau chapitre. Alors, rendez-vous l’année prochaine pour suivre l’actualité et l’évolution de l’automobile. En tout cas, cette année, le Mondial de l’Automobile Paris nous a clairement montré la voie prise par les constructeurs : contraints et forcés de mettre de côté la passion pour suivre les réglementations (Euro 6.2 en 2017 pour l’Europe), voire à l’échelle locale (merci… ou pas, Mme Hidalgo), les véhicules électriques et les hybrides ont le champ libre. Une voie « Royale ».

Philippe Kerleroux

Fidèle à mes amours pour les constructeurs généralistes en général et les segments A et B en particulier, l’événement automobile marquant de l’année 2016 (voire LA surprise de l’année) est pour moi l’arrivée de la nouvelle Citroën C3 dans une catégorie de marché de plus en plus ennuyeuse et rébarbative. Avec cette nouvelle citadine en rupture totale avec le style parapluie des deux précédents opus, Citroën dissipe enfin une partie du flou qui entoure la stratégie commerciale qui doit remettre de l’ordre dans une gamme inégale et disparate, et, surtout, diffuse un vent de fraîcheur plus que bienvenu dans un monde automobile trop souvent sensible aux codes agressifs du sport mécanique.

Attention, l’abus de spoilers en tous genre et de calandres prêtes à dévorer le bitume peut nuire gravement au style (et à la crédibilité) d’une voiture… La nouvelle C3 est belle sans prétendre ressembler à une sportive. Elle est soignée dehors et dedans. Comme un joli T2 de jeune habitant bobo, on s’y projette facilement, on rêve de s’y installer de suite ! L’audace de cette nouvelle Citroën est d’être furieusement sympathique, détendue et avenante comme aucune de ses concurrentes directes ne sait l’être. Cette cool attitude lui vaut mon coup de cœur de l’année !

Et puisque cette année on peut s’enorgueillir de l’excellence de notre production automobile nationale, je ne boude pas mon plaisir de féliciter aussi Peugeot pour l’impressionnant SUV 3008 et Renault pour le style de son monospace Scenic. Renault réussi l’exploit de redonner du sex appeal à une catégorie en déclin. Bravo! Chez Peugeot le style Vidal s’impose enfin avec brio et maturité, il me tarde de voir la future 208 porter la griffe de ses équipes de designers.

Je finirai malheureusement cette courte rétrospective avec une déception, et il s’agit encore, est-ce une obsession ? d’un label français… La gamme DS promise à un avenir tonitruant s’embourbe dans une gamme vieillissante. Les robes de ses carrosses sont mal retouchées. Les reprises de coutures sont grossières alors que les concept-cars de la marque sont gracieux, féeriques, et cousues de tant de promesses. Je sais qu’il faut donner du temps au temps mais je suis, comme beaucoup je crois, de plus en plus impatient. Alors je fais le pari osé (le rêve ?) que dans un an, fin 2017, mon coup de cœur de l’année sera pour un modèle DS! Rendez-vous dans un an… avec de l’espoir !

Romain B.

2 ans de présence sur The Automobilist, de quoi combler n’importe quel passionné d’automobile. Et ça tombe plutôt bien, car comme toute la joyeuse bande qui m’accompagne je fais partie de ceux pour qui le moindre événement parlant de près ou de loin de la chose à quatre roues capte tout de suite l’attention ! Et en parlant d’événement, j’ai eu la chance de participer à l’un des plus « mythiques » cette année et ce pour la première fois : le Festival of Speed de Goodwood ! Un salon auto à ciel ouvert, rassemblant les plus belles créations de tous horizons, de toutes les époques, et qui nous permet de les découvrir en mouvement sur l’une des plus célèbres courses de côte au monde : assurément une chose à vivre au moins une fois dans sa vie tant le spectacle est absolument unique et somptueux.

Le seul problème avec Goodwood, c’est qu’on a qu’une seule envie : y retourner l’année suivante ! 2017, si tu m’entends… (et si tu pouvais également exclure la pluie de la liste des invités, ça serait absolument parfait ! Même si une sortie au Royaume-Uni sans pluie perd un peu de son charme So British, isn’t it ?). Parmi les autres réjouissances de cette année passée, de beaux essais, de belles sorties, de belles rencontres, bref, pourvu que 2017 continue sur cette lancée !

On peut également se réjouir du fait que l’industrie automobile française nous ait montré de quoi elle était capable avec les lancements des Peugeot 3008, Citroën C3 ou encore Renault Scénic qui prouvent que la créativité et l’originalité de nos constructeurs tricolores n’est pas morte, loin de là !… Et mon petit doigt me dit que 2017 devrait se montrer également riche en jolies nouveautés, avec notamment en tout début d’année la présentation de la très attendue nouvelle Alpine qui se fait attendre depuis des lustres mais qui arrive enfin !

Vite donc, vite, 2017 ! (et en plus, une nouvelle déclinaison de la Mazda MX-5 arrive, que demande le peuple ?)

Romuald Terranova 

Quelle année ! 2016 fera sans doute partie de ces périodes dont on se souvient dans une industrie. Jamais nous n’avons été aussi proches de grands changements dans l’automobile. Tandis que Tesla nous surprend de jours en jours et parvient à stimuler le secteur des voitures électriques, l’automobile autonome poursuit son développement avec toujours autant de questions sur son utilisation, ses risques et son coût. À l’inverse nos dirigeants s’évertuent tristement à stigmatiser l’automobiliste pour l’accuser de l’état de notre planète et le faire fuir de nos route au moyen d’une communication souvent déplacée. Mais notre époque semble l’accepter et 2016 aura été un tournant dans la mobilité de notre société.

2017 ne sera pas en manque et de profonds changements continueront à transformer notre façon de nous déplacer. Comment ne pas avoir hâte d’être au centre de ces évolutions technologiques mais aussi sociales et sociétales qui placent l’automobile au cœur de nos vies. Certains pourraient aujourd’hui trouver le secteur morose ou fade, d’autres l’accueillent avec plus de curiosité et étonnement. Je poursuivrai en tout cas à suivre les transformations automobiles d’un œil attentif en 2017, mais avec un attrait de plus en plus fort pour nos anciennes. Peut-être pour combler un manque d’émotions, de sensations et de voitures « vivantes » ?

Pour se quitter, un court aperçu de ce qui nous attend au début de l’année…

Et que vive 2017 !