Le Nouvel Automobiliste
Renault Twingo Kangourou

La Renault Twingo a 30 ans, partie 4/10 : Trois Twingo mémorables !

La Renault Twingo a inspiré de nombreux projets, nous en avons sélectionné 3 !

La Renault Twingo a été présentée au public le 8 octobre 1992 au Mondial de l’Automobile à la Porte de Versailles. Eh oui, la Renault Twingo a déjà 30 ans. L’occasion pour nous de mettre à jour les 10 articles que nous avions publié pour les 25 ans de son lancement en mars 1993.

La Twingo, iconique? Sûrement. En tout cas, elle a inspiré plein de projet de dérivé : Pick-up, Limousine, Monster-Truck, il y en a pour tous les goûts. Nous en avons retenu trois. Pas les plus spectaculaires, mais vous les connaissez peut être déjà : ce sont les Lecoq, Balarinji et SmILE. 

Renault Twingo Lecoq : le luxe à l’ancienne

Renault a été un promoteur du luxe chez les citadines. La Renault 5 Baccara a marqué son temps. La Renault Clio a pris le relais. Mais où en était la Twingo? Pour les impatients, qui n’ont pas pu attendre 1999 et la version Initiale Paris, le carrossier Lecoq a pensé à eux. Le carrossier existe depuis 1963, et est spécialiste de la restauration. Mais installé aux portes de Paris, André Lecoq a dû alors se dire qu’il y avait un marché pour une Renault Twingo Deluxe. Avec des faux-airs de Bugatti avec des peintures bi-tons et pour la modique somme de 26 000 Francs (4 000 € env.), voici sa proposition de Twingo chic.

Mais il n’y a pas que la peinture qui différencie la Twingo Lecoq d’une « vraie » Renault Twingo. Des jantes 14 pouces BB et des grilles de capot en grillage aluminium à l’extérieur, c’est discret. A l’intérieur, le changement est plus fort. Du cuir pour les sièges renforcés, les contre-portes et un accoudoir central. Et bien sûr, du placage en route de Noyer. Les boutons colorés se parent de noir. Plusieurs versions vont exister, dont la rouge à l’intérieur rouge, avec une moquette claire qui transforme l’ambiance. Mais elle existe aussi en noir, ce qui lui donne un côté moins fun, car même la planche de bord est teintée en noir… Côté carrosserie, le noir pouvait être assorti au vert, bleu, rouge, gris ou bleu, sur un motif « façon Bugatti » sur les flancs, avec rappel de la couleur sur les cabochons de jantes. Seuls 50 exemplaires ont été proposés. Et un seul est en possession de Renault, récemment exposé à Epoqu’Auto.

Et si vous souhaitez investir 25 000 €, le chemin est ici.

Renault Twingo Balarinji : vous ferez bien un petit tour d’Australie

Renault Twingo Balarinji Tour Australie 11

Nous sommes nombreux à avoir des envies d’évasion. De roadtrip dans des paysages désertique. Mais un homme a tenté de la faire en Twingo : Jean Dulon. Il convainc Renault de lui fournir une Renault Twingo. Elle sera préparée par Renault Nouvelle-Calédonie, avec un pare-buffle ou pare-kangourous. Et, ainsi paré, Jean Doulon a roulé 50 jours sur les terres australiennes, pendant 25 000 km.

Mais la Renault Twingo ne reste pas longtemps Rouge Corail. A la fin de son parcours, elle croise le chemin de John Moriarty, artiste qui lui proposent de décorer la Renault Twingo. C’est un spécialiste de l’Art aborigène ancien, et il a créé le studio Balarinji avec sa femme, Ros. Il dira que c’est un des véhicules les plus spéciaux qu’il ait pu peindre et on peut le croire, la Twingo étant unique… Cela dit, il a aussi peint un Boeing 747 !

Jean Dulon, journaliste, a bien sûr filmé son voyage, vendu en VHS -indisponible aujourd’hui- mais que le site Génération Twingo a eu la bonne idée de partager sur sa chaîne Web. Prévoyez une heure pour tout voir :

Il continuera à se servir de sa Renault Twingo au quotidien, à tel point qu’elle atteindra les 240 000 km ! Aujourd’hui, cette Renault Twingo Aborigène est propriété du musée National de Canberra.

Renault Twingo par Greenpeace : SmILE

En 1996, cela fait 3 ans que la Renault Twingo parcourt nos rues. Petite, intelligente et souriante, elle plaît. Mais pour Greenpeace, il faut aller plus loin. Comme ils savent le faire. Mais au-delà de l’étude, c’est un pied de nez à Renault. En effet, il y a 25 ans, Greenpeace demande à Renault de lui prêter son étude Renault Vesta 2 le temps d’une exposition. Mais l’association a décidé de la garder pour faire un tour d’Europe, afin de démontrer que les voitures peuvent consommer peu. En effet, la Renault Vesta 2 avait réussi l’exploit de parcourir Paris – Bordeaux à plus de 100 km/h avec une consommation moyenne de 1,94 l/100 km. Ce n’est qu’en 1994 que Renault récupère son prototype lors d’un salon à Munich… sans demander son reste, Renault ne fera rien contre l’association.

Alors, quelques mois plus tard, Greenpeace décide de faire un démonstrateur. Ils le veulent Petit, Intelligent, Léger et Efficace. Ou, pour la verte paix, « Small, Intelligent, Light & Efficient ». C’est le projet SmILE, soit Souriant. Et l’association a choisi la Twingo comme base. L’idée est d’appliquer les idées de la Renault Vesta 2 à la Renault Twingo. Un pied de nez pour provoquer Renault et prouver qu’il est facile de moins consommer. Bye bye le moteur Cléon, c’est un 2 cylindres turbo qui est utilisé. L’aérodynamisme est travailler pour descendre à un Cx de 0,25 (0,37 sur la Renault Twingo).

La carrosserie allégée de 65 kg. La voiture est annoncée pour 3,2 l/100 km. Près de 2 fois moins que la Twingo ! Pour un surcoût annoncé de 15%. Réaliste ? Au moins sur la papier. La voiture a été nommée Gringo, la contraction de Greenpeace et de Twingo. Au moins 2 exemplaires ont été présentés, un vert présenté sans moteur, et un jaune qui a pu faire les tests routiers. La position des clignotants avant les différentie également. D’autres exemplaires ont été utilisés pour communiquer depuis.

Quelques images de la Renault Vesta II pour vous rafraîchir la mémoire :

À demain pour un autre épisode sur Renault Twingo.

Sources : Greenpeace, Lecoq, Web, Jean Dulon

Les 30 ans de la Renault Twingo sur Le Nouvel Automobiliste

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